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Le Caté expérimente la serre de demain

La station d’essai saint-politaine du Caté teste de nouvelles solutions pour les cultures sous abris, avec pour objectif de s’assurer de la pertinence de ces nouvelles technologies pour les producteurs.

Le fleuron des serres bretonnes, inauguré l’année passée à la station expérimentale du Caté à Saint-Pol-de-Léon (29), commence à livrer ses premiers résultats. L’outil, doté d’une serre en conduite classique, d’une serre fermée avec éclairage Led et photosynthétique ou encore un ouvrage semi-fermé lance des pistes pour les productions de demain. Pour le bâtiment équipé d’éclairage photosynthétique, les responsables de la station de recherche estiment que ce type de matériel « double le prix d’investissement par rapport aux lampes à vapeur de sodium ».

Les demandes sociétales changent. Le Caté a donc choisi de prendre à bras-le-corps les questions de la réduction des produits phytosanitaires. « La serre semi-fermée dispose d’une aération latérale. Elle nous donne des résultats techniques et économiques intéressants », explique Daniel Le Duff, en charge du programme serres au Caté. La technologie en semi-fermé assure une aération latérale, dans les parois, qui filtre l’air. Les introductions d’insectes sont ainsi évitées, l’air envoyé dans les gaines est déshumidifié. « L’intérêt est de diminuer le risque de maladie sur les cultures, avec une moindre utilisation de la chimie », note Jean-Denis Crenn, président du Caté.

Jean-Denis Crenn et Michel Le Roux, président et directeur du Caté.
Jean-Denis Crenn et Michel Le Roux, président et directeur du Caté.

Robotique et cobotique font bon ménage

Face à ces nouvelles demandes des consommateurs, additionnées de disparition de molécules et d’usages non pourvus pour les cultures, les méthodes alternatives, depuis longtemps utilisées par les producteurs légumiers, font l’objet de toutes les attentions pour la station d’essais. « Nous assistons à l’arrivée de la robotique et de la cobotique. Les désherbages assistés par ordinateur sont testés. C’est aussi une façon de répondre à certaines exigences de certification, comme Global Gap, qui évolue chaque année. Cette certification est la clé pour accéder à la vente », rappelle Michel Le Roux, directeur.

Souvent issues de l’agriculture biologique, les méthodes de luttes alternatives montrent « qu’il n’y a pas de cloisonnement entre les modèles de production », insiste Michel Le Roux. Enfin, la station se penche sur la consommation en eau des structures, avec le réseau Fertinnowa, « cherchant à avoir une gestion durable de l’eau, en rejetant le moins possible pour ne pas impacter l’environnement ». Ces différentes pistes explorées servent de test avant mise en place chez les producteurs.

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