Élevage

Ils assemblent leur bâtiment en kit

L’autoconstruction, les associés du Gaec des pins, à Surzur (56) ,connaissent. Ils ont réalisé le terrassement, la maçonnerie et l’assemblage de la charpente d’un bâtiment d’élevage et de stockage de 1 700 m2.

Les 120 laitières du Gaec des Pins, à Surzur, ne reconnaîtront bientôt plus leur environnement. A proximité de l’étable, une station de méthanisation est en cours de construction. En parallèle, les associés achèvent une nouvelle étable pour les génisses. Ce hangar abritera également une centrifugeuse pour traiter le digestat (séparation de phase) et un séchoir pour céréales et fourrages (prestations pour d’autres agriculteurs). Si les éléments de l’unité de production de biogaz sont construits par une société extérieure, le nouvel hangar est monté par Patrice et Valentin Le Claire, associés du Gaec. De A à Z. Ils ont effectué le terrassement, coulé les dés des poteaux, réalisé les murs des locaux (bureaux, locaux techniques) et de séparation dans le bâtiment. Ils ont assemblé la charpente métallique et poseront prochainement les bacs aciers sur la toiture. Une seule intervention extérieure : un engin de levage pour les fermes centrales du haut de la charpente.

Valentin Le Claire, à gauche, avec son père Patrice (Sylvie, la mère, est également associée), a opté pour la production d’énergie dans son projet d’installation. L’unité de méthanisation aura une puissance de plus de 200 kWh. Elle consommera des matières premières produites sur l’exploitation (ou échangées) et des déchets verts. Des panneaux photovoltaïques seront installés sur la toiture.
Valentin Le Claire, à gauche, avec son père Patrice (Sylvie, la mère, est également associée), a opté pour la production d’énergie dans son projet d’installation. L’unité de méthanisation aura une puissance de plus de 200 kWh. Elle consommera des matières premières produites sur l’exploitation (ou échangées) et des déchets verts. Des panneaux photovoltaïques seront installés sur la toiture.

Notice de montage précise

« J’ai déjà monté un hangar à charpente métallique », précise Patrice, le père, en désignant le hangar attenant. « L’entreprise CEK (charpente européenne en kit) livre les différents éléments, et nous les posons selon un plan bien établi ». En toute simplicité à en croire l’éleveur qui a tout de même travaillé dans une société de construction de charpente avant de s’installer. Le plan du bâtiment est réalisé par le bureau d’études, selon les souhaits des éleveurs et les différents éléments sont fabriqués en France. « La notice de montage est très claire. Chaque pièce est numérotée et reportée sur le plan ». Un jeu de lego qui demande quand même un peu de savoir-faire. Le terrassement et les dés sont réalisés selon les règles en vigueur.

Les poteaux porteurs IPE sont posés à l’aide du télescopique de l’exploitation et ancrés aux dés de béton par crosses métalliques. « A partir du moment où les dés sont correctement positionnés, l’installation des poteaux est relativement facile ».

Le terrassement a été effectué avec du matériel en propriété. Les dés les plus profonds sont ancrés à 2 mètres de profondeur, sur le dur. Les normes du béton ont été appréhendées avec le vendeur (livraison de toupies).
Le terrassement a été effectué avec du matériel en propriété. Les dés les plus profonds sont ancrés à 2 mètres de profondeur, sur le dur. Les normes du béton ont été appréhendées avec le vendeur (livraison de toupies).

Structure renforcée

Les fermes sont assemblées au sol avant leur levage et leur ancrage en haut des poteaux. « Au total nous avons posé 4 000 boulons pour fixer les pannes. Pour cela, nous louons une nacelle à la journée qui permet de se déplacer facilement ». Tous les éléments sont galvanisés et préalablement percés. « Nous avons renforcé la charpente en choisissant des poteaux IPE de 400 pour pouvoir poser des panneaux photovoltaïques. Sans ces panneaux, des poteaux de 300 auraient suffi ». Dans la partie la plus basse, où seront logées les génisses, ces IPE sont de 240. La couverture est réalisée en tôles bac acier, avec un versant exposé au sud, à 25 % de pente, spécialement conçu pour supporter les panneaux photovoltaïques. « La partie charpente (sans les panneaux) a coûté 90 000 €. En assemblant nous-mêmes, nous économisons 50 000 €, selon les devis que nous avions demandés ». Les éleveurs louent la réactivité de l’entreprise de construction. « Au moindre problème, nous pouvons joindre une personne du service technique au téléphone. Même si nous n’avons pas eu de gros soucis, c’est rassurant ». Le bâtiment sera entièrement dallé et sera fonctionnel avant la mise en service de la station de méthanisation.

Site web du fabricant : cek-bat.fr
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