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Désherber ses rumex à l’eau chaude

Présenté lors du dernier Space, le robot DockWeeder tient ses promesses en termes de désherbage écologique des pâtures contre les rumex.

Le projet collaboratif européen DockWeeder, mené par différents partenaires européens dont la coopérative Terrena, est en passe de voir le jour. Le principe : traiter localement les rumex des pâtures à l’aide d’un bras équipé d’une buse qui pulvérise l’adventice jusqu’à la racine. Le robot détecte le rumex et une double roto buse tourne et vrille pour créer un trou de 7 à 8 cm de diamètre.

Détecter du vert sur du vert

Une des premières barrières à laquelle l’équipe de chercheurs a été confrontée est la détection de la mauvaise herbe à détruire. « Il est complexe de détecter un rumex vert sur une prairie verte. 3 briques composent le projet : la détection, la destruction et la plate-forme robotisée elle-même », explique Bertrand Pinel, responsable du projet chez Terrena.

Si la réglementation est encore floue quant à la navigation autonome d’un véhicule dans un champ, les chercheurs espèrent voir aboutir des solutions dans les mois à venir, quitte à se servir de plates-formes développées par d’autres acteurs. « Par ailleurs, il faut 1,5 litre d’eau pour venir à bout d’un rumex. Une capacité de 500 L porte ainsi à près de 300 rumex détruits. Une idée pourrait être de tracter une cuve de 2 000 L ». Si le procédé de destruction, combinant une eau à 90°C et une forte pression, est redoutable d’efficacité, l’autonomie et la consommation d’énergie sont encore des pistes à améliorer.

DockWeeder développe sa reconnaissance des adventices par « deeplearning » ou apprentissage en profondeur : petit à petit, il enregistre les différentes formes que peut prendre un rumex dans la nature. Bertrand Pinel espère porter à 90 % le taux de reconnaissance d’un rumex au début 2018. Aucune solution n’est écartée, comme l’utilisation de d’herbicide en localisé, ce qui diminuerait fortement les volumes de liquide à transporter. Enfin, la recherche va s’orienter vers d’autres adventices préjudiciables, comme les chardons.

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