Coco de Paimpol : “Nous ne sommes pas les bandits du coin”

Le préfet Yves Le Breton est venu à la rencontre des producteurs de coco la semaine dernière. - Illustration Coco de Paimpol  : “Nous ne sommes pas les bandits du coin”
Le préfet Yves Le Breton est venu à la rencontre des producteurs de coco la semaine dernière.

Les producteurs du haricot demi-sec n’en peuvent plus des contrôles incessants sur les parcelles. Ils l’ont fait savoir au préfet, en visite chez un producteur la semaine dernière. Tout pourrait sourire aux producteurs de coco de Paimpol en cette saison : les prix sont rémunérateurs, la qualité est au rendez-vous, la culture est même génératrice d’un chiffre d’affaires évalué à 9 millions d’euros sur le secteur, dont la moitié revient aux ramasseurs… Or les surfaces consacrées à la seule AOC légume frais ont diminué de 250 ha en 2017. Pour cause : des contrôles « journaliers, il y a une forte pression dans les campagnes. Si cette situation continue, on prend le chemin de la fin du coco », explique Hervé Guézou, qui représente les producteurs au sein de l’UCPT, au préfet du département, Yves Le Breton, en ajoutant « nous ne sommes pas les bandits du coin ». Ajuster les fenêtres météo et la main-d’œuvre Ce qui coince entre la profession et l’administration, c’est le dispositif nouveau qui contraint les producteurs de coco à noter les horaires d’entrée et de sortie des parcelles des salariés, ainsi que de nouvelles mesures modifiant la rémunération minimum des ramasseurs. « Il m’est arrivé de ne plus pouvoir certains jours récolter à partir de 13 h, à cause de la pluie. Je ne peux alors pas me permettre de garder de la main-d’œuvre sur l’exploitation à ne rien faire pendant une après-midi. Nous travaillons avec la peur au ventre ». L’année dernière, 850 ramasseurs avaient signé la pétition pour le maintien des conditions habituelles. La peur du gendarme Certains producteurs témoignent de visites de contrôles où l’examinateur est accompagné par une voiture de gendarmerie. « Il nous est impossible d’être irréprochable au niveau de la réglementation ». Ces visites sont même perçues comme un véritable traumatisme, car « en milieu rural, la vue d’un…

Cet article est réservé
aux abonnés numériques

Je me connecte

Already a member? Connectez-vous ici

Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article