Côtes d'ArmorÉlevage

Une fabrique d’aliment pour plus de porcs

Changement de décor et de pratiques au Gaec des Aurores à Bourbriac (22). Tous les porcelets des 215 truies sont, depuis un an, élevés sur l’élevage. En parallèle, deux silos tours ont investi les lieux.

L’évolution de la réglementation (Directive nitrate 5) et la volonté de transmettre un bel outil de production à leur gendre, installé en mai 2016, ont poussé Michèle et Guy Diridollou à moderniser leur élevage. Exit le façonnage, peu satisfaisant en termes de performances zootechniques, notamment la maîtrise de l’indice de consommation. Les porcs sont désormais élevés sur place. Un bâtiment d’engraissement neuf de 1 176 places, avec un quai d’embarquement, a été mis en service en 2016. L’ancien engraissement a été rénové. En 2015, les post-sevrages avaient fait peau neuve, avec la construction d’un bâtiment de 340 places. Ces bâtiments sont classiques ; les aspects fonctionnels et économiques ont prévalu.

Pas de ventilation centralisée, pas de laveur d’air, pas de racleurs sous les caillebotis ; les 105 hectares de SAU et le complément de terres d’épandage dans le voisinage suffisent à absorber la totalité des effluents de l’élevage. A noter la profondeur de la fosse de deux mètres en engraissement, sous les caillebotis, qui permet de stocker le lisier.

Guy et Michèle Diridollou et Cédric Le Bars.
Guy et Michèle Diridollou et Cédric Le Bars.

Maïs en présoupe

En PS, l’alimentation à sec a été conservée. Par contre, tous les charcutiers sont nourris à la soupe, avec des matières premières stockées sur la ferme, en silos tours, depuis juillet 2016 (capacités de
1 200 m3 pour le maïs et 640 m3 pour le blé). « En s’installant, Cédric, notre gendre a apporté 45 hectares supplémentaires, ce qui nous a permis d’investir dans une fabrique simple », explique Guy Diridollou, lors de la porte ouverte Innov’action, organisée par la Chambre d’agriculture. Le blé et le maïs inertés sont broyés à la sortie des silos. La farine de blé est stockée en cellule (broyage une fois tous les deux jours) et le maïs, broyé une fois par jour, est intégré dans une cuve de présoupe. Farine et présoupe sont dirigées vers la machine à soupe et mélangées à un complémentaire avant distribution dans les salles (3 distributions par jour). Les aliments 1er et 2e âge sont achetés dans le commerce.

Le local soupe avec la cuve à présoupe (maïs) au second plan.
Le local soupe avec la cuve à présoupe (maïs) au second plan.

Les éleveurs fabriquent trois aliments en croissance : un nourrain (25 % de maïs et 50 % de blé), un croissance (45 % de maïs et 35 % de blé) et un finition (55 % de maïs et 25 % de blé). En une année de fonctionnement, l’indice global a baissé de 0,14 point (2,71 actuellement). L’objectif initial de baisse du coût de production est en bonne voie. L’investissement total (Faf et restructuration) monte à 960 000 €, dont 264 000 € pour la fosse de réception de 44 m3, les silos, la fabrique et le système soupe (annuités à 14,40 €/tonne fabriquée). Le prix à payer, selon les éleveurs, pour permettre à Cédric Le Bars d’entamer sa carrière dans de bonnes conditions.

L'élevage en chiffres
  • 3 UTH,
  • 105 hectares de SAU 215 truies danoises (Danavl),
  • Auto-renouvellement par achat de semence Verrat terminal/ Record d’Axiom,
  • 7 bandes, sevrage à 28 jours,
  • 13,24 porcelets par portée,
  • 26 porcs produits par truie présente, par an,
  • 972 places de PS et 1780 places d’engraissement,
  • Groupement Aveltis,
  • Contrat JPA (Intermarché) pour 50 % des porcs.
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