Côtes d'ArmorÉlevage

Volaille : voyants au vert pour le Label Rouge

Avec une demande qui progresse en volailles Label Rouge, et notamment en découpe, les mises en place augmentent chez les éleveurs. Le groupement des Fermiers d’Argoat lance donc un programme ambitieux de création de bâtiments.

« Les premiers résultats de la dernière campagne de promotion “LabelRougien” confirment la très grande compréhension des consommateurs par rapport aux promesses du Label Rouge : le goût et des garanties d’élevage contrôlées. Nous devons poursuivre nos efforts sur la visibilité de nos démarches auprès de nos clients et sur la qualité perçue par le consommateur », affirme Sébastien Poupon, présidant sa première assemblée générale du groupement des Fermiers d’Argoat, le 25 novembre, à Saint-Caradec (22).

Une production de 4,1 millions de volailles

Les volailles Label Rouge Fermiers d’Argoat affichent une progression de 5 % des mises en place sur 2015, soit une production d’un peu plus de 4,1 millions de volailles. Cette tendance se confirme sur 2016. Afin de poursuivre ce développement, un programme ambitieux de création de bâtiments est en place. Si le poulet fermier noir reste le fer de lance du groupement avec une progression de 12 % en 2015, le poulet fermier jaune se développe très fortement avec 27 % de mises en place supplémentaires en 2015.

Les présidents des différentes sections du groupement des Fermiers d’Argoat réunis autour du directeur Gildas Couallier et du nouveau président, Sébastien Poupon.
Les présidents des différentes sections du groupement des Fermiers d’Argoat réunis autour du directeur Gildas Couallier et du nouveau président, Sébastien Poupon.

« Depuis 10 ans, la part des poulets jaunes augmente chez les éleveurs du groupement. Le poulet fermier jaune permet de se démarquer du poulet blanc. Il bénéficie d’une très bonne image auprès du consommateur », déclare Joël Durand, président de la section volaille. Il fait remarquer que les habitudes de consommations changent et qu’en 2015 plus de 35 % des volailles labellisées sont découpées, pour 25 % en 2014.

+ 5 % de production de porcs Label Rouge

Si le nombre de porcs Fermiers Label Rouge (LA 20/88) produits est en baisse de près de 2 % par rapport à 2014, sur la même période le nombre de porcs Label Rouge (LA/31-06) est en hausse de 5 %. « L’activité commerciale en porc Fermier est en bouleversement : hausse pour la GMS et les boucheries de détail mais forte baisse pour les salaisons », analyse Daniel Lamoureux, président de la section porc. Pour le porc Label Rouge, l’activité commerciale progresse de plus de 10 %. La principale raison est la demande dynamique des industries de la salaison en jambons cuits et en épaules qui sont transformées en saucisses fraîches et saucissons secs. Par contre, le déséquilibre matière reste toujours aussi prononcé avec des longes et des poitrines qui ne sont pas valorisées.

Gildas Couallier, directeur du groupement tient à rappeler : « Notre démarche Porc Fermier se retrouve assez fortement chahutée par les démarches conventionnelles régionales et par le bio qui est très proche du Fermier dans les caractéristiques d’élevage mais beaucoup plus visible auprès des consommateurs. C’est la raison pour laquelle la visibilité de nos démarches doit être accentuée auprès de nos clients. » Avec l’arrivée de 13 nouveaux éleveurs sur 2016, la capacité de production globale est de 345 000 pondeuses.

Forte croissance en pondeuses

« Nous poursuivons notre forte croissance alors qu’au niveau national le premier semestre 2016 enregistre un recul de 4 % des mises en place en ateliers de ponte Label Rouge », compare Gwenaelle Chevance, administratrice à la section œufs. Elle fait remarquer que le prix de vente des œufs Label Rouge se maintient, ce qui n’est pas le cas des œufs bio. Leur prix a considérablement chuté depuis quelques années, pour se rapprocher du prix des œufs Label Rouge et ce malgré un coût de revient très supérieur.

Priorité à la mise en place de nouveaux ateliers lapin
Dans un contexte ou la filière lapin dite conventionnelle s’inscrit dans une baisse tendancielle de la consommation des viandes, le lapin Label Rouge “Paille d’Orée“ est préservé. « Face à des perspectives commerciales intéressantes, la poursuite de la mise en place de nouveaux ateliers reste une priorité. D’autant plus que la filière souffre d’un manque structurel d’offres sur les périodes de consommation au printemps et à l’automne ce qui engendre des ruptures clients », avance Mickaël Grall, président de la section lapin.
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