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S’orienter vers les métiers verts

Les professions agricoles peinent à recruter. Pour pallier ce manque d’engouement de certains jeunes, la journée Découverte des métiers verts a attiré des collégiens du pays Centre Ouest Bretagne (COB).

Ce ne sont pas moins de 400 collégiens qui se sont intéressés aux divers métiers de l’agriculture jeudi dernier, à Kergloff. Au menu de cette journée, différents ateliers sur les productions de la région et visite d’exploitation. Cet événement organisé par l’Agence emploi formation (AEF) et encadré par des élèves du Nivot, des élèves de Carhaix, Pleyben ou Châteaulin a permis d’en apprendre plus sur les cochons, la production de lait, l’aquaculture ou le machinisme.

Une partie de l’équipe organisatrice, pour qui l’enjeu de la main-d’œuvre agricole est capital.
Une partie de l’équipe organisatrice, pour qui l’enjeu de la main-d’œuvre agricole est capital.

La traite, ça fait mal à la vache ?

Les nombreux a priori sont levés petit à petit sur les différents stands tenus par des professionnels, salariés ou techniciens de groupement. « La traite fait mal à la vache ? », se questionne un collégien. « Non, au contraire, cela la soulage », répond un responsable des Jeunes Agriculteurs du département. « Ces élèves d’aujourd’hui sont les actifs de demain », résume Gilles Burel, en charge de l’animation à l’AEF. La méconnaissance fait parfois peur ou dévie l’orientation de ces élèves qui pourtant peuvent trouver dans les filières agricoles un épanouissement professionnel. Instaurées dès 2009, les actions de séduction des collégiens se sont amplifiées au fil du temps.

Les 90 visages de l’agriculture

« Les structures agricoles vont s’agrandir. Il y a 90 métiers qui gravitent autour de l’agriculture », explique Nicole Morizur, productrice de porc à Loc-Éguiner. Ces journées « Découverte des métiers verts » en sont à leur 3e édition, et il est difficile de mesurer les retombées sur les élèves dans leur orientation. Toutefois, Nicole Morizur explique que « sur l’atelier de production, 4 salariés ne sont pas issus du milieu agricole ». Dans le cadre de leur parcours scolaire, certains enfants choisissent de réaliser leur stage de classe de 3e en exploitation.

« C’est une très bonne façon de voir de l’intérieur les métiers. Il n’y a pas que des tâches manuelles, on peut aussi travailler à distance, simplifier les contraintes », rappelle Olivier Roué, président de l’AEF. C’est en communiquant encore et toujours que les candidats se présenteront aux portes des établissements agricoles. Pour l’année prochaine, c’est le secteur de Morlaix qui accueillera l’événement.

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