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Clal-Saint-Yvi joue la carte de la proximité

À cheval sur le Sud-Finistère et l’ouest du Morbihan, la coopérative déploie son activité dans 3 domaines : productions animales, productions végétales et distribution.

Avec ses 2 000 adhérents et ses 355 salariés, le groupe Clal-Saint-Yvi reste assez singulier dans un secteur coopératif constitué de poids lourds issus de fusions-absorptions. « Nous avons une stratégie claire : nous sommes d’abord une coopérative de proximité. Qu’apporterait un quelconque rapprochement aux adhérents ? », interroge en forme de réponse Pascal Fiche, président. Et d’indiquer que la coopérative préfère la politique de partenariat avec d’autres groupes tout en gardant son indépendance. Il cite quelques entreprises avec lesquelles travaille la coopérative basée à Rosporden : Laïta, Orlait, Ardo, Bretagne Appro, etc.

40 % des surfaces de légumes irriguées

Avec 1 600 ha de légume, dont une spécialisation dans les plantes aromatiques (ciboulette, persil, basilic, etc.), le groupe coopératif est un acteur historique dans ce domaine ; confortée par le développement de l’irrigation (40 % des surfaces équipées). « 2016 a été une année compliquée avec un printemps froid, un excès d’eau en juin et un coup de chaleur au cœur de l’été », rappelle Olivier Penn, vice-président.

Et de rester prudent sur la saison légumière en cours : « Les précipitations tant attendues ont été salvatrices. Mais les réserves d’eau pour l’irrigation affichent 20 à 30 % de déficit ». À noter qu’au-delà du légume, l’activité végétale de la coopérative repose aussi sur la collecte de céréales. « Un nouveau stockage à plat de 12 000 t sera bientôt opérationnel sur Rosporden », indique Pascal Fiche, en précisant que « la coopérative croit au développement des céréales dans le secteur ».

L’impact de la conjoncture laitière

Dans le domaine des productions animales qui constituent plus de 50 % du chiffre d’affaires du groupe, l’activité laitière est largement orientée sur le lait de consommation (60 % de la production) et le fromage. « C’est compliqué dans le secteur des fromages et les achats de lait de consommation sont à la baisse », observe Denis Gogo, directeur, soulignant des innovations industrielles (conditionnement en ½ litre) et des conversions de producteurs dans le bio ; leur lait est entre autres destiné à la transformation fromagère pour Laïta. De son côté, Pascal Fiche se montre « un peu remonté contre les marques de producteurs qui, au travers d’une segmentation supplémentaire, contribuent à déstabiliser le marché et à créer un flou chez les consommateurs ».

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