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Œuf : Étudier la faisabilité d’un passage vers l’alternatif

Les éleveurs de la section œufs de Triskalia produisant en cages sont invités à étudier une conversion pour basculer vers de l’alternatif quand c’est possible.

Lors de l’assemblée générale de la section œufs de Triskalia à Langueux (22) la semaine dernière, les responsables ont fait le bilan de l’année écoulée. Ils ont passé en revue le contexte matières premières, le marché de l’œuf, la situation au niveau de l’Influenza aviaire… Olivier Gouin, directeur de l’activité ponte Triskalia a salué les bonnes synergies avec Nutréa sur la partie pondeuses.

Patrick Piton, directeur des productions animales Triskalia ; André Chouan, président de la section œuf ; Olivier Gouin, directeur de l’activité ponte.
Patrick Piton, directeur des productions animales Triskalia ; André Chouan, président de la section œuf ; Olivier Gouin, directeur de l’activité ponte.

Des éleveurs passent au plein air

Le point d’équilibre en Europe s’établit à 340 millions de poules, au-dessus nous sommes en surproduction. Le cheptel français en 2016 était de 47 millions de pondeuses dont 42 % se trouvent en Bretagne. Du côté de la consommation : « Les achats des ménages se portent pour 50 % vers des œufs cages, 30 % pour le plein air, 10 % en bio et 3 % de sol. Nous constatons une baisse significative des ventes d’œufs cages en GMS qui basculent vers de l’œuf alternatif et les marques de distributeur. La demande du consommateur va de plus en plus vers des œufs de calibre moyen 53-63 g, nous devons nous y adapter », décrit Olivier Gouin. Il fait remarquer que 2 éleveurs du groupement produisant des œufs cages vont réaliser des investissements pour passer en plein air. Yves-Marie Beaudet, éleveur et président de la section œufs à l’UGPVB ajoute : « Nous invitons tous les éleveurs à se pencher sur la conversion, cela permettra de conserver une production cages chez des éleveurs ayant l’impossibilité de passer en système alternatif. »

Renforcer la biosécurité

Du côté sanitaire, comme l’an dernier l’Influenza aviaire reste une inquiétude même s’il n’y a pas de cas déclaré dans le Grand Ouest. Cela pose des problèmes sur les prix des poules de réforme. « Une fois de plus le Sud-Ouest est frappé, mais cette fois les canards meurent, alors qu’habituellement ils expriment peu la maladie. Il faut appliquer les mesures déjà en place pour lutter contre les salmonelles et renforcer encore la biosécurité de nos élevages. Nous devons toujours considérer que la maladie est à notre porte », conclut Daniel Bal, vétérinaire chez Triskalia.

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