Cultures

La zone légumière prend des couleurs

Le nombre de légumes produit par exploitation tend à augmenter. C’est d’autant plus vrai à l’ouest de la région. Ces dernières années, les  exploitations avec un assolement diversifié affichent dans le Finistère un résultat supérieur de 230 € par hectare mais avec des variations plus fortes qu’en système chou-artichaut d’une année à l’autre.

La palette de couleurs dans les champs s’étoffe : violet pour l’artichaut Cardinal, orange pour les potimarrons, potirons… Les légumes anciens refont surface. La diversité des assolements s’intensifie même si le chou-fleur domine encore avec 17 ha de moyenne sur un total de 36 ha de légumes récoltés, que ce soit dans les exploitations avec des légumes dits « traditionnels » (a) ou avec un système diversifié (b).

Des résultats plus fluctuants avec la diversification

En moyenne sur cinq ans, le résultat courant par hectare est supérieur en système diversifié : + 230 €/ha. Par contre, la variation de résultat d’une année à l’autre est 2 à 3 fois plus forte pour le système diversifié : 1 850 €/ha de variation contre moins de 700 €/ha en traditionnel. La crise de l’échalote avec des prix très bas durant deux saisons en est la principale responsable. D’autres productions font leur apparition et se développent. Les surfaces de potimarron augmentent sensiblement. Les légumes anciens font aussi leur apparition. Pour d’autres, la salade est venue étoffer la gamme. Produits parfois sur des surfaces relativement réduites, ces légumes peuvent apporter du chiffre d’affaires et un niveau de marge non négligeables. Maîtrise de la conduite culturale, adaptation des équipements, optimisation des chantiers de récolte, mais aussi un prix rémunérateur au marché, tels sont les enjeux de la diversification.

Le bio perce
Avec 594 exploitations de légumes bio au début 2017* en Bretagne, c’est 50 % de plus en 5 ans. À côté de maraîchers qui mettent en valeur des surfaces réduites pour de la vente directe, se côtoient des exploitations aux SAU comparables aux conventionnels avec une commercialisation assurée principalement par les Organisations de Producteurs (OP). Pour ces seconds, la bonne tenue des prix a permis au bio de se placer ces dernières années au niveau de résultat du ¼ supérieur des conventionnels. La plus-value sur les produits ne suffit pas. La technicité des producteurs reste déterminante. (* source : Réseau Gab – Frab)

Véronique Kerlidou/CerFrance Finistère

(a) Système traditionnel : chou-fleur, chou pommé, brocolis, artichauts globuleux et pommes de terre primeurs représentent 90 % des surfaces et 90 % du chiffre d’affaires.

(b) Système diversifié : des assolements très variés avec échalotes, salades, artichauts petits violets, potimarron et autres courges, légumes anciens, courgettes… Les légumes « traditionnels » ne représentent que 53 % des surfaces et 32 % du chiffre d’affaires (clôtures printemps 2016).

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