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Comparer deux dates de semis de couverts végétaux

Pour connaître l’impact d’une implantation précoce de couverts végétaux, un essai a été mis en place avec deux dates de semis différentes. La parcelle fera l’objet d’une visite jeudi prochain.

Dans la période post-récolte d’une céréale, la course contre la montre démarre pour les semis de couverts végétaux. Qu’elles aient pour vocation une production de fourrage, un effet structurant sur le sol, une destination de production de biomasse pour être valorisées en énergie (méthanisation), les espèces présentes sur le marché laissent un large choix aux producteurs. Un couvert implanté tôt, c’est une plante qui pompera les reliquats d’azote, car son développement sera plus important.

Mis en place conjointement avec le bassin versant du Trégor et la Chambre d’agriculture du Finistère, un essai de deux parcelles face à face a été implanté pour l’un au 22 août, l’autre au 9 septembre. « Ce semis tardif est volontaire, car la réglementation oblige à semer ses couverts au plus tard au 10 septembre, pour les cultures récoltées en été », rappelle Cécile Goupille, conseillère à l’antenne de la Chambre d’agriculture de Morlaix.

Répondre aux besoins des légumiers

Il est parfois difficile pour les producteurs de légumes d’introduire une crucifère dans un couvert, car le risque de développement de maladies sur chou-fleur peut être favorisé. « Nous avons fait le choix de semer 4 types de couverts à vocation fourragère, et compatible avec les rotations légumières », précise la conseillère. Des mélanges d’avoine et de vesce font alors partie des solutions proposées.

Depuis 2014, l’introduction de légumineuses dans une culture intermédiaire piège à nitrate (Cipan), à condition qu’elle ne dépasse pas une certaine proportion, est tolérée par la réglementation. « Ces espèces font aussi partie de l’essai. Dans tous les cas, aucun couvert n’est semé en pur, ils sont tous associés, pour répondre aux agriculteurs qui ont fait le choix de déclarer leurs couverts en surface d’intérêt écologique (SIE) ».

Parcelle en visite libre

Toutes les espèces feront l’objet de diverses mesures, comme le rendement de biomasse à l’hectare, ou encore la quantité d’azote absorbée par les plantes. « À la sortie de l’hiver, nous prévoyons une autre visite avant destruction. Une observation du profil de la parcelle sera également au programme, pour connaître l’effet des espèces à vocation structurante pour le sol », précise Cécile Goupille.

Pour être accessible à tous, la parcelle restera ouverte durant tout l’hiver, en plus de la journée de présentation. « Un panneau est placé à l’entrée, pour présenter les modalités. Devant chaque mélange, des informations sont précisées, comme la dose de semis, la vocation du couvert, ou encore le coût estimé de la semence à l’hectare ». Cet essai, avec une collection variétale large, reste toutefois composé d’espèces facilement disponibles dans le commerce.

Date et lieu de la visite
Rendez-vous le jeudi 24 novembre, au lieu-dit Ty Gwen à Plouigneau, à partir de 14 h. Une autre rencontre est prévue en février 2017 (date à préciser). La visite peut également être faite librement, en suivant le fléchage dans la parcelle.
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