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Le bonheur est dans un lit, au pré

Clara Romé et Cyrille Giroux ont installé cinq tentes pour accueillir des vacanciers de mars à octobre. Dépaysement assuré pour les citadins, au milieu des animaux, dans la campagne de Scaër (29).

Les nombreux murets de pierre donnent à la colline de Penquelen un petit air d’Irlande. Les tentes, en bordure de prairie, à l’ombre des talus arborés, accentuent l’impression d’un ailleurs. Idéal pour accueillir des visiteurs en attente de changement, l’espace de quelques jours. La singularité du paysage a séduit les concepteurs du label « Un lit au pré ». Sollicités par les jeunes éleveurs, qui souhaitaient diversifier l’activité sur leur ferme laitière, ils ont installé cinq tentes avec un équipement tout confort. Les facultés relationnelles et la motivation des propriétaires ont fait le reste. Les locations se succèdent en été, souvent par périodes d’une semaine. Au printemps et à l’automne, les séjours sont plus courts, la durée d’un weekend.

Clara Romé et Cyrille Giroux dans une des tentes pour six personnes.
Clara Romé et Cyrille Giroux dans une des tentes pour six personnes.

Du temps pour l’accueil

« Je me suis toujours intéressé à l’agro-tourisme, même quand j’étais à l’école ». Cyrille Giroux savait ce qu’il voulait quand il s’est installé à Scaër, il y a quatre ans, après des expériences d’associé de Gaec et de salarié logisticien. « Je cherchais une ferme avec un parcellaire groupé pour produire du lait bio ». Clara, sa compagne, souhaitait travailler sur place. Le concept hollandais de tentes de luxe à la campagne, découvert sur Internet, a séduit le couple. « Les tentes et tout l’équipement leur appartiennent. Ils s’occupent des réservations, de la communication et de la facturation. Nous avons une rétribution par nuitée ».

Peu d’investissement financier et pas de surcharge de travail de ce côté-là. Après, c’est une autre histoire… « Quand je vais chercher les vaches, je fais le tour du camping. J’ai souvent 8 ou 9 gamins avec moi. Ils assistent à la traite. Je mets vingt bonnes minutes de plus à traire ». Loin de s’en plaindre, Cyrille assène : « On fait de l’accueil ou pas ! ». Le rituel est bien huilé. À 10 h 30, Clara, toujours avec les enfants et quelques parents, nourrit la basse-cour, les chèvres et les cochons. « Sur une journée, le temps passé est difficile à quantifier. On donne des conseils, des renseignements sur les environs, sur les chemins de randonnée par exemple. On discute… et, parfois, ils nous offrent l’apéro… »

Beaucoup d’étrangers

Les clients recherchent la tranquillité, le contact avec des animaux et une totale déconnexion avec leur environnement habituel. « C’est une clientèle citadine, qui vient de Paris, de Londres, d’Amsterdam ou de Bruxelles. 70 % sont étrangers, du moins pour les séjours d’au moins une semaine. Mais attention, ils veulent du confort ». Une clientèle qui consomme volontiers bio et qui apprécie le mode de production sur la ferme de Penquelen. « Ce sont souvent des gens qui ont les racines agricoles et qui veulent montrer à leurs enfants ce qu’ils ont pu vivre chez leurs grands-parents. Ils ne voient que le bon côté du métier d’agriculteur ».

Ils achètent des produits locaux dans la petite épicerie que les éleveurs ont aménagée dans une ancienne grange. Du lait et des œufs de la ferme ou des produits alimentaires de base. Personne à la caisse, juste un petit calepin où ils notent leurs provisions. « On fait confiance ; il n’y a pas de problème », s’amuse Clara. Le boulanger du village livre, chaque jour, le pain et les viennoiseries commandés la veille. La clientèle des weekends, pendant l’année, est différente. Française et plus « accro » au supermarché du coin.

À la bougie

Tous les clients sont logés à la même enseigne : la brouette est le moyen de transport des bagages, du parking à la tente. Le soir, l’éclairage à la bougie ou à la lampe à pétrole est incontournable. Pas d’électricité, et donc, pas de cafetière Nespresso, pas de Wi-Fi ni d’écran plat. S’il fait trop frais, c’est corvée de bois. Le matin, le réveil se fait au chant du coq… Impossible d’y couper, « Cela fait partie du folklore ». Dépaysement garanti.

Entre luxe et glamour
Chez Un Lit au Pré, les clients séjournent dans des tentes, avec une touche « glamour et luxe ». Ce style de camping, unique, est aussi connu sous le nom de Glamping. La Tente Un Lit au Pré c’est : une tente luxueuse de 45 m² en toile épaisse avec un sol en bois, 3 chambres dont un lit clos confortable, équipées de vrais matelas avec des couettes en laine de mouton épaisse, un bloc cuisine avec de l’eau courante froide, des toilettes et encore, un poêle à bois.
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