Cultures

Blé, triticale : quelles variétés pour rebondir en 2017

Tout comme pour les orges, les rendements en blé ne sont pas au rendez-vous. Avec une perte de 15 quintaux en moyenne, parfois bien plus, le bilan céréales 2016 est décevant. L’évaluation des variétés reste importante avant de repartir sur une nouvelle campagne. Ci-contre la présentation des résultats de 38 essais du réseau Triskalia.

Le début de cycle s’est déroulé sans encombre. Les semis ont été réalisés dans de bonnes conditions. La levée a été bonne et le développement végétatif rapide, avec les températures très douces de l’hiver (somme de températures sur le début de cycle du blé en hausse de 15 % par rapport aux 12 dernières années).

Fort développement en début de cycle

Le climat de cet automne a été également très favorable aux parasites. Les pucerons, vecteurs du virus de la jaunisse nanisante, n’ont pas épargné les blés et sont responsables d’une partie de la perte de rendement. Il faudra être vigilant si ce scénario météo se reproduit cet automne.
Le développement des adventices a été proportionnel à celui des céréales, rendant la situation très critique dans certaines parcelles avec des mauvaises herbes déjà bien développées à la sortie de l’hiver. Contrairement aux préconisations habituelles, le désherbage pouvait être prioritaire sur la fertilisation. Cette dernière pouvait attendre parfois jusqu’au stade épi 1 cm grâce à une forte minéralisation, comme on pouvait le constater avec une bande double densité.

En maladie, la rouille jaune est apparue en début de cycle et a par la suite été « lavée » par les pluies de début d’année et de printemps. Les Outils d’Aide à la Décision (OAD) ont souvent déclenché le premier traitement avant la dernière feuille étalée (DFE), stade primordial de protection. Effectivement, l’inoculum était bien présent et laissait présager une nuisibilité importante (cumul de précipitations en hausse de 20 % par rapport aux 12 dernières années dans certaines régions). Dans nos essais, la nuisibilité maladie globale est de 30 q sur Rubisko.

Une fin de cycle difficile

La fin du cycle aura été pénalisante. Le manque de luminosité sur le mois de mai, les conditions froides et humides de mi-juin ont impacté le nombre de grains par épi et le remplissage des grains. Fin juin, dans les parcelles non protégées à floraison, les symptômes de fusariose Microdochium apparaissaient sur tige, feuille et épi. L’impact sur le rendement, en l’absence de protection à floraison, est de 8 q sur Cellule dans les essais de Glomel.

La moisson des blés aura été étalée sur une quinzaine de jours à l’est de la Bretagne, démarrant fin juillet. Tandis qu’à l’ouest, elle aura été condensée du 10 au 15 août avec plusieurs jours très ensoleillés. Finalement les rendements moyens des essais en 2016 sont de 85 q/ha en blés précoces et de 83 en blés tardifs, contre respectivement 101 et 98 en 2015.

Blés : variabilité de résultats

On note beaucoup de variabilité d’un essai à l’autre pour une même variété. Ci-dessous, la synthèse de 16 essais blés précoces (précocité épiaison de 6.5 à 7) et 15 essais blés demi-précoces à tardifs (précocité épiaison de 5.5 à 6) menés chez des adhérents de Triskalia sur l’ensemble de la Bretagne.

En blés précoces, LG Absalon, nouveauté 2016, finit 1er du classement en rendement et en PS. Cette variété est particulièrement tolérante aux maladies, avec de très bonnes notes en septoriose et rouilles. Un bon compromis, entre productivité et qualité. Vyckor, pour sa 2e année dans les essais, réalise à nouveau des beaux résultats (rendement, PS et protéines). Il confirme sa bonne place de l’année passée notamment grâce à sa rusticité. Il s’agit de la variété la plus régulière dans les essais. Les hybrides sont en retrait par rapport à 2015. Complice, nouveauté 2016, et Nemo se placent en milieu de tableau, peu d’écart les séparent des meilleures variétés. Cellule ferme le classement, sans doute pénalisé par sa précocité au moment du remplissage en juin.
En blés précoces, LG Absalon, nouveauté 2016, finit 1er du classement en rendement et en PS. Cette variété est particulièrement tolérante aux maladies, avec de très bonnes notes en septoriose et rouilles. Un bon compromis, entre productivité et qualité. Vyckor, pour sa 2e année dans les essais, réalise à nouveau des beaux résultats (rendement, PS et protéines). Il confirme sa bonne place de l’année passée notamment grâce à sa rusticité. Il s’agit de la variété la plus régulière dans les essais. Les hybrides sont en retrait par rapport à 2015. Complice, nouveauté 2016, et Nemo se placent en milieu de tableau, peu d’écart les séparent des meilleures variétés. Cellule ferme le classement, sans doute pénalisé par sa précocité au moment du remplissage en juin.
En blés demi-précoces à tardifs, Bergamo, après 2 années mitigées, prend la tête de ce classement. Fructidor, variété à haut potentiel, bon profil maladie et bon PS, se classe 2e  et confirme ses résultats de 2015. Fluor, toujours bien présente, satisfait en rendement et en PS. RGT Tekno, après deux bonnes campagnes, est très variable dans les résultats cette année.
En blés demi-précoces à tardifs, Bergamo, après 2 années mitigées, prend la tête de ce classement. Fructidor, variété à haut potentiel, bon profil maladie et bon PS, se classe 2e et confirme ses résultats de 2015. Fluor, toujours bien présente, satisfait en rendement et en PS. RGT Tekno, après deux bonnes campagnes, est très variable dans les résultats cette année.

Triticale : nouveautés à tester

L’année 2016 marque le retour de la nouveauté en variété de triticale et le lancement de triticales hybrides.

RGT Eleac fait une bonne entrée dans les essais en arrivant en tête du classement en rendement. Elicsir, la référence en tolérance maladies le talonne de près et sort un peu mieux en PS. RGT Keac, nouveauté hybride, semé à 80% de la densité des autogames, montre sa rusticité avec un comportement homogène dans l’ensemble des essais.
RGT Eleac fait une bonne entrée dans les essais en arrivant en tête du classement en rendement. Elicsir, la référence en tolérance maladies le talonne de près et sort un peu mieux en PS. RGT Keac, nouveauté hybride, semé à 80% de la densité des autogames, montre sa rusticité avec un comportement homogène dans l’ensemble des essais.

Charlotte Carn et Benoît Camus / Triskalia

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