Transmission : l’agriculture du futur à travers 4 scénarios

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Le CGAAER présente les scénarios prospectifs à l’horizon 2025 qu’il a imaginés pour favoriser la transmission des entreprises agricoles.

Missionné par le ministre de l’Agriculture en 2014, le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) vient de rendre son rapport intitulé Transmission en agriculture, 4 scénarios prospectifs à l’horizon 2025.

Le sombre scénario de la continuité

Le premier des scénarios est celui « de la continuité ». Le CGAAER décrit une agriculture soutenue par des aides publiques stables, où « la compétitivité des filières se détériore dans un environnement concurrentiel et volatil ». Le métier d’agriculteur « perd de son attractivité » sous le poids des réglementations qui « sont mal vécues par les agriculteurs qui ne voient pas de perspectives à leur métier ». Dans ce contexte, la transmission des exploitations est difficile. Elle « dépend pour l’essentiel de la capacité des entreprises à intégrer les exigences de l’aval ».

Deux scénarios libéraux

Le deuxième scénario, « des agricultures contractualisées », se place dans un contexte de diminution des aides publiques directes et privilégie les relations contractuelles. Le rapport estime que « toutes les entreprises agricoles ne s’y retrouvent pas : certaines disparaissent à un rythme plus soutenu que par le passé ».
Dans le scénario des « fermes firmes », les industriels et distributeurs renforcent leur pouvoir et peuvent aller jusqu’à « investir dans le capital des entreprises agricoles ». Les agriculteurs deviennent « des prestataires ». La transmission des exploitations agricoles s’apparente à la transmission des PME, avec « des moyens juridiques et financiers analogues ».

Les «agricultures territorialisées»

Le quatrième scénario « des agricultures territorialisées » s’appuie sur une Pac qui « reste forte » et un engagement des États et des régions en faveur d’une « agriculture intégrée dans les territoires et répondant aux attentes des consommateurs-citoyens ». Le métier d’agriculteur gagne en attractivité, et le nombre d’exploitations s’accroît même « légèrement », poussé par les nombreux candidats à la reprise.

Tous les scénarios « mettent en évidence trois questions déterminantes pour la transmissibilité ». Celle de « la gestion des risques », économiques, climatiques ou biologiques ; celle de « la mobilisation du financement du capital d’exploitation », chacun des scénarios « impose le recours à des investisseurs extérieurs » ; celle de « l’acquisition des compétences pour la maîtrise de l’innovation technique ou organisationnelle », pour « gérer une entreprise dans un contexte incertain ».


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