ÉvénementsMorbihan

Les chiens de troupeau dans les starting-blocks

Une vingtaine de chiens du Grand Ouest, dont 6 du Morbihan, se disputeront, le 17 avril à Saint-Malo-des-Trois-Fontaines, le droit de représenter la région au prochain concours national.

La compétition régionale aura lieu le 17 avril prochain sur la ferme de Jean-François Orain, dans le Nord du département. Les trois premiers représenteront le Grand-Ouest au championnat de France, le 31 juillet dans le Cantal. La manifestation est organisée par l’association des utilisateurs de chiens de troupeaux du Morbihan. Créée depuis plus de 20 ans, l’association a pour vocation de promouvoir et développer l’utilisation du chien de troupeau.

Formations à Pluvigner

René Esvelin, président de l’association, anime un groupe d’éleveurs qui se réunit tous les premiers jeudis de chaque mois, sur son exploitation, à Pluvigner. « Une trentaine de jeunes chiens suivent un programme de formation sur un an. J’en prends une dizaine par séance, pour les former à leur futur métier ». Ils effectuent, chacun à leur tour, un premier travail avec filet, pour éviter le contact direct (des génisses sont groupées dans un enclos provisoire) puis en liberté dans le champ, une fois échauffés et surtout un peu calmés. Certains d’entre eux atteindront peut-être les sommets et participeront, plus tard à des compétitions. « Lors des concours, ils doivent effectuer des tâches avec des obstacles qu’ils peuvent retrouver sur une ferme : des exercices de recherche d’animaux, d’approche, de stabilisation du troupeau, de passages obligatoires dans des couloirs de contention, et, au final, de repoussée des animaux. C’est le plus difficile pour un chien car contraire à sa logique qui est de ramener les bêtes vers son maître. Il pourra ensuite gérer la montée dans une bétaillère. Le tout en 20 minutes. A chaque exercice, le chien est noté ».

Dans l’immédiat, les chiots Border Collie et Beauceron, dès 3 à 4 mois, apprennent, à Pluvigner, les bases du métier. Il en coûte 200 €/an à l’éleveur et un peu de temps les jeudis après-midi. Entre deux séances, l’éleveur doit aussi faire travailler son chien chez lui pour qu’il progresse plus rapidement. Le retour sur investissement est jugé très intéressant pour les habitués, qui ont déjà eu un chien bien dressé, capable de travailler au champ et même à l’étable.

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