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Le marché des réformes allaitantes patine

Les vaches allaitantes sont de moins en moins nombreuses et pourtant les cours sont en berne. Elles sont concurrencées par les réformes laitières, abondantes actuellement.

Elles étaient 145 000 en Bretagne il y a une dizaine d’années. Elles ne sont plus que 110 000. En cause : les départs en retraite et le manque de rentabilité de la filière. « Il semblerait que l’effectif se stabilise, après une baisse rapide ces dernières années », explique Philippe Dagorne, président de Coopelbovi.  « Les quelques laitiers qui cessent et se reconvertissent à la production de viande bovine expliquent aussi, au moins en partie, cette stabilisation. Ce sont souvent des éleveurs de plus de 50 ans qui ne veulent plus traire ou investir. La question du maintien de l’effectif de vaches allaitantes se posera à leur départ en retraite ».

Consommation de pièces en baisse

La demande française en viande (pièces) patine toujours : les cours des réformes allaitantes, pourtant peu nombreuses, restent dégradés. Sur les quatre semaines de février, les abattages de vaches allaitantes étaient supérieurs à leurs niveaux de 2015 (+2 %). Les achats de viande « piécée » par les ménages (-2,4 % /2015 en février) peinent toujours à absorber cette offre pourtant contenue, mais concurrencée par des disponibilités abondantes en réformes laitières.

« C’est le contre coup de la politique laitière européenne. Il y a plus de lait produit et donc plus de réformes laitières ». Après avoir perdu 8 centimes en deux mois, la cotation de la vache R a toutefois regagné 2 centimes fin février pour atteindre 3,77 €/kg de carcasse début mars. La baisse des cours observée depuis août varie selon les races et les conformations pour les vaches de moins de 10 ans, de plus de 350 kg et de note d’engraissement 3. Globalement, ce sont les cotations des animaux les mieux conformés, avant tout destinés aux boucheries artisanales et aux rayons trad’ des grandes surfaces, qui se tiennent le mieux.

Les prix des Limousines ont accusé des baisses relativement faibles (-14 centimes entre fin août et début mars pour les U= ; -23 centimes pour les R+). Les cours des Blondes très conformées avaient bien résisté jusqu’à l’été avant de céder du terrain (-17 centimes pour les U= ; et même -44 centimes pour les R+). Les cotations des Charolaises, qui avaient largement profité de l’embellie de juin et juillet, ont été nettement réajustées à la baisse : -41 centimes entre fin août et début mars pour les animaux de conformation U= et -40 centimes pour ceux de conformation R+.

Source Institut de l’élevage

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