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Lait : la trésorerie des jeunes à sec

Dès le début de semaine, les Jeunes Agriculteurs ont repris les actions syndicales laitières. Lundi, ils ont bloqué des camions et ouvert des vannes au dépôt de Sodiaal à Quimper.

« Aujourd’hui, nous sommes payés 300 €/ 1 000 L pour un coût de revient de 350 €/1 000 L », déplore Fabien Cadiou, responsable lait des Jeunes Agriculteurs du Finistère. Et de s’inquiéter des conséquences financières d’une moyenne de prix annoncée à 305 €/1 000 L sur 2015. « Déjà que les trésoreries sont à sec. Qu’en sera-t-il dans 6 mois ? »

Dans ce contexte, les Jeunes Agriculteurs se tournent vers la grande distribution et les pouvoirs publics. La grande distribution pour réclamer « une renégociation des contrats avec les industriels ». Vers les pouvoirs publics pour exiger une harmonisation européenne. « Notre lait n’est pas compétitif car nous ne sommes pas soumis aux mêmes règles. Exemple sur la main-d’œuvre que nous payons deux fois plus cher que nos voisins de l’Europe de l’Est », cite Fabien Cadiou.

Le syndicat réclame aussi des comptes à la transformation. Car les jeunes syndicalistes constatent que les Allemands bénéficient d’une hausse du prix du lait liée au contexte porteur du marché. « Aujourd’hui, ils peuvent reconstituer leur trésorerie pendant que nous, nous continuons à creuser le trou. Comment ne pas être révolté quand on sait qu’en 2015, malgré des marchés porteurs, les industriels laitiers n’ont pas suivi les indicateurs de marché inscrits dans leurs contrats. Une fois de plus, les éleveurs laitiers sont privés d’une hausse légitime du prix du lait ».

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