Economie, marchés et gestion

La restructuration du lait, une réalité

Près de 4 500 exploitations laitières en moins par an en 18 ans, environ 12 000 litres de quota en plus par an et par exploitation, division par deux du nombre d’exploitations individuelles, les chiffres s’enchaînent pour caractériser l’évolution de la production laitière en France.

Ainsi, entre 1995 et 2013, le nombre d’exploitations laitières individuelles a diminué de 79 %, soit plus rapidement que le nombre total d’exploitations de lait françaises (-54 %), selon FranceAgriMer.

Les Gaec et EARL, ont en partie compensé le recul observé de ces exploitations individuelles.

Le Gaec est la forme qui s’est développée le plus précocement, mais la tendance est orientée à la baisse depuis 2005 (-1,4 % de croissance annuelle depuis dix ans). Les EARL, qui représentent 30 % des exploitations laitières en 2013 (29 % pour les Gaec), ont connu un fort taux de croissance annuel entre 1995 et 2010 (+5,9 %), avant de connaître un léger repli depuis trois ans. « En 2013, Gaec et EARL contribuent pour près de trois quarts à la production française alors qu’ils pesaient un peu plus de la moitié dix ans plus tôt », relève FranceAgriMer.

Si 80 % des exploitations individuelles détiennent un quota inférieur à 300 000 litres, 85 % pour les Gaec possèdent un quota supérieur à 300 000 litres et 50 % de ces derniers ont un quota supérieur à 500 000 litres. Pour autant, ce mouvement de restructuration semble ralentir sur les trois dernières campagnes.

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