MorbihanPolitique et Syndicalisme

51 médiations au compteur du Relais 56

Le Relais Médiation du Morbihan ne chôme pas pour tenter de résoudre les conflits au sein des Gaec et des EARL. Neuf médiations, réalisées en 2014, se sont ajoutées à la quarantaine effectuée depuis 2003.

Les neuf médiations, réalisées en 2014, concernent 5 sociétés familiales et 4 sociétés entre tiers. Trois ont été clôturées. Les difficultés portaient, dans le premier dossier, sur la mauvaise communication entre les associés, dans le deuxième cas sur l’organisation du travail et la place des associés. Dans le troisième dossier, il s’agissait d’un problème lié à la transmission. Dans les deux premiers cas, la médiation a permis de réinstaurer le dialogue entre associés. Dans le cas de la transmission, un accord a été trouvé sur les valeurs et les modalités de la transmission. Six situations conflictuelles sont prises en charge actuellement par les médiateurs du Relais (qui interviennent toujours en binôme). Onze autres sociétés ont contacté le Relais au cours de l’année. Pour ces onze exploitations, la médiation n’a pu se réaliser faute d’accord entre les associés sur les modalités de l’intervention.

16 médiateurs agriculteurs

80 % des conflits ont pour origine les manques d’information et de communication entre les associés. Les 20% restants portent sur des divergences d’intérêt, de positionnement ou de valeurs, indiquait Catherine Robin, avocate intervenante à l’AG de l’Amgar (Association de médiation des groupes agricoles et ruraux des départements 56, 44 et 85). « C’est un constat que nous faisons également au sein du Relais médiation 56. Dans une grande majorité des situations, la médiation, par la présence de tiers neutres, à l’écoute, permet de sortir de l’impasse, d’apaiser les relations, de faire émerger des solutions », assure Nicole Le Peih, responsable du Relais. Avec 16 médiateurs agriculteurs formés à la médiation, le Relais 56 est un atout pour aider à la résolution des conflits dans les exploitations agricoles du Morbihan. Bernard Laurent

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