Dossiers

Améliorer la productivité

Des pistes de progrès

L’amélioration de la productivité passe soit par davantage de kilos produits, soit par une baisse des charges. L’analyse du coût de production aux 100 kg peut aider à avancer.

Pour obtenir plus de performance dans les systèmes bovins quels qu’ils soient, la maîtrise des coûts de production prime. Le coût pour 100 kg de viande vive est aujourd’hui un critère qui se développe pour aider les éleveurs à progresser. Plusieurs groupes de calcul des coûts de production ont été mis en place en Bretagne, offrant aux éleveurs de nouveaux repères économiques, et leur permettant de mettre en avant les postes qui comptent dans la rentabilité. « L’éleveur peut voir si il produit trop peu ou trop cher », précise Thierry Offredo, conseiller viande bovine à la Chambre d’agriculture. Ce dernier va organiser une formation sur la productivité en fin d’année.

« L’amélioration de la productivité passe soit par davantage de kg produits pour diluer les charges, soit par une baisse des coûts. Elle peut s’appuyer sur une meilleure maîtrise de la reproduction, du nombre d’UGB présents par VA et de la conduite (alimentation, bâtiment, sanitaire, génétique) », continue le conseiller. « Augmenter le troupeau n’est pas toujours possible, du fait des bâtiments, des surfaces… Les éleveurs peuvent alors se demander comment produire plus ou réduire les coûts avec un nombre donné d’UGB. »

Réduire les temps improductifs

La réduction des temps improductifs des vaches est une piste qui passe par un IVV (Intervalle vêlage-vêlage) réduit. « Alors que la moyenne bretonne dépasse 380 jours, il est souhaitable de le descendre à 370 – 375 j, voire moins quand c’est possible. » Les vaches vides ou ayant perdu leur veau doivent être réformées. « Les échographies permettent d’anticiper et d’organiser le travail. Pour une vache à très forte valeur génétique, il est possible de faire adopter un veau d’une autre vache qui sera réformée, mais cela demande du travail. »

Piste majeure pour gagner en productivité, le vêlage à 30 mois sur deux périodes demande par contre une élimination très rigoureuse des vaches vides, et des dates fixes d’emploi du taureau. Le taux de renouvellement peut grimper à 30 % avec cette technique. « Il faut par contre des troupeaux de taille relativement importante, au moins 60 VA, sinon les lots sont trop petits. Six mois d’élevage gagnés sur une génisse représente 0,4 UGB en moins. Intéressant pour des élevages limités en bâtiments, surfaces. Cela peut aussi permettre de cultiver plus de céréales et de gagner en autonomie en paille. Le gain sur le coût d’alimentation est moindre. »

De manière globale, les vêlages groupés offrent de meilleurs résultats en mortalité et productivité, via une meilleure surveillance des veaux, des réformes plus systématiques, des lots plus homogènes. « Ils amènent davantage de rigueur. » Avoir de bons fourrages, pâturés ou récoltés aux bonnes dates, dirigés vers les animaux qui en ont le plus besoin, est aussi une voie à privilégier. « A 1 an, une génisse pèse 50 % de son poids adulte », rappelle Thierry Offredo. La génétique est un autre facteur de compétitivité qui peut apporter de l’efficacité alimentaire, mais aussi contribuer à la réduction de la mortalité. Agnès Cussonneau

Peut vous intéresser

Lire aussi...
Fermer
Bouton retour en haut de la page
Fermer