Productions Agricoles

Groupement d’employeurs, un décret en faveur de l’emploi

A partir du 1er janvier 2014, les Cuma peuvent consacrer une part plus importante de leur masse salariale à l’activité de groupement d’employeurs. Une revendication exaucée pour développer l’emploi
en cuma.

Depuis 2006, les cuma pouvaient développer, à hauteur de 30 % de leur masse salariale globable, une activité de groupement d’employeurs au profit de leurs adhérents. Une décision qui avait permis de créer de l’emploi. Si un ou quelques temps pleins sont souvent présents dans les Cuma, chaque création de poste supplémentaire, pour répondre aux nouvelles demandes, était difficile à mettre en place et à conforter dans le temps.

Une reconnaissance des cuma

Aussi, attendu par les cuma depuis longtemps, et annoncé par le ministre de l’Agriculture au printemps dernier, un décret permettant à ces structures de constituer des groupements d’employeurs pour 49 % de leur masse salariale a été publié au Journal Officiel il y a quelques semaines. Il entre en application au 1er janvier. Pour Ronan le Bourhis, président de la FDCuma 29, « c’est une reconnaissance des Cuma et de leurs salariés ». Pour répondre à une augmentation d’activité, la création d’un temps partiel jusqu’alors possible n’attirait pas et ne fidélisait pas un jeune, dont on attend, de plus, polyvalence et double compétence. « Car si on pense aux cuma pour les travaux des champs, ses activités en groupement d’employeurs se sont diversifiées vers l’élevage », rajoute le président. En plus de la maintenance, de la conduite des machines pour les cultures, on demande au salarié d’être spécialisé en élevage. A plusieurs employés, la spécialisation sera plus aisée. Ce nouveau mécanisme les autorise désormais, sur le volume total de leur masse salariale, à monter à 49 %, ce qui devrait permettre de créer de nouveaux groupements d’employeurs, de consolider les postes et d’aller vers des emplois stables.

Développer l’emploi partagé

Dans un contexte où les exploitations ont un besoin de main-d’œuvre sur l’exploitation et souhaient déléguer, « ce décret devrait permettre une augmentation de 15 à 20 % de l’emploi en cuma d’ici deux ans », espère Florant Bouvard, vice-président de la FNCuma, en charge de l’emploi. « Et cette annonce permet aux cuma de continuer à apporter des solutions, en terme de main- d’œuvre pour les exploitations en zone de polyculture-élevage »,  ajoute Ronan le Bourhis. Carole David

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