L’accompagnement pour des performances laitières et une installation robot réussie 

C’est fin 2025 que Nicolas Bannier et son fils Quentin se sont lancés dans l’installation d’un robot de traite. Ce choix était la condition pour que Quentin, aujourd’hui salarié, envisage son projet d’installation. Pour mener à bien cette transition, ils ont pu compter sur le soutien Nutréa, dont la collaboration existe depuis 1998.

Deux hommes posent devant un ratelier dans une ferme - Illustration L’accompagnement pour des performances laitières et une installation robot réussie 
Deux générations réunies, avec le même regard sur l’élevage. | © Guy-Abalain

Avant la mise en route du robot, le troupeau se maintenait autour des 32 kg/vache/jour. L’objectif des 36 kg a été vite atteint grâce au bon paramétrage du robot avant la mise en service. Une première visite de l’expert robot Nutréa, en binôme avec le technico-commercial qui suit l’élevage, Maël Derrien-Piriou, a permis de prodiguer les conseils de préparation des animaux, de trier les vaches à réformer et à tarir, d’ajuster les rations sans transition alimentaire durant le mois qui précède, et de s’assurer qu’elles soient bien à volonté à l’auge, avec un stock de fourrages suffisant.

+ 4 kg de lait rapidement atteints après la mise en route

Au moment de la mise en route, 2 visites du binôme ont permis de calibrer la complémentation au Dac du robot et de vérifier l’adéquation avec le niveau d’auge, en partenariat avec l’installateur Delaval. Les plans ont été fixés afin de soutenir les plus fortes productrices et de laisser le temps au troupeau de s’habituer au robot. Ils ont été attribués en cohérence avec les courbes de lactation, selon le stade : de 0 à 55 jours pour les primipares et de 0 à 45 jours pour les multipares. D’autres ajustements ont été engagés afin de favoriser l’expression du potentiel génétique de chaque animal.

Des résultats à la hauteur des attentes

Malgré un bâtiment existant très simple avec 90 logettes et 45 places à l’auge, le troupeau arrive aujourd’hui en vitesse de croisière. Le suivi réalisé par Maël Derrien-Piriou environ tous les 2 mois permet de faire le point sur la fréquentation au robot, l’analyse de la persistance et les démarrages en lactation. Les rations sont ajustées en fonction de la quantité de fourrages disponibles (tableau 1). La ration moyenne à l’auge est équilibrée à 25 kg avec le correcteur azoté Lazzo Mel, adapté pour des rations à base d’ensilage de maïs et en présentation sous forme de farine pour faciliter le mélange avec la ration de base. Les éleveurs ont choisi l’échange céréales aliments avec la gamme Akkor, apporté à l’auge et au robot, pour valoriser les céréales produites sur la ferme et faciliter le travail, tout en optimisant leur rendement énergétique. Le noyau incorporé dans l’aliment Akkor comporte des extraits de plantes favorisant une meilleure valorisation de l’amidon de la ration en réduisant la production d’acide lactique dans le rumen et donc le risque acidogène.

Au robot, la ration à l’auge est complémentée par un correcteur azoté haute performance Lazzo Tan Pro. Renforcé en vitamines et oligo-éléments, très riche en PDIA et en acides aminés précurseurs de glucose, il corrige les rations des troupeaux à plus fort potentiel génétique. De plus, il est enrichi avec le noyau Follium Protéine, qui augmente le by-pass de la ration et réduit la vitesse de dégradation des protéines pour une meilleure valorisation.

La robotisation de l’élevage avec cet accompagnement a permis de dégager une MSCA de 10,8 €/VL/jour, à prix du lait constant, grâce à la hausse de production et avec des taux s’exprimant à 38,1 g/kg de TB et 33,1 g/kg de TP (tableau 2).

Des marges de progrès encore possibles

Aujourd’hui, la fréquentation au robot est bonne, avec 2,6 traites/jour, pour une production moyenne de 13,5 kg/traite malgré un stade de lactation assez avancé (tableau 2). Les démarrages en lactation des multipares sont bons : 48 à 50 kg, et ceux des primipares sont perfectibles : 31 kg. Les éleveurs ont donc décidé de revoir la préparation au vêlage. Dès le début de l’été, une conduite en 2 lots a été mise en place, avec intégration des primipares dans le lot des taries 2 mois avant vêlage. La ration a été revue avec l’aide du conseiller et du support technique. Les premiers résultats montrent déjà une amélioration !

Maël Derrien-Piriou / Nutréa

Repères : EARL des Genêts ; Plaintel (22) ; 2 UTH dont 1 salarié ; 60 VL Prim’holstein ; 1 stalle robot de traite Delaval ; 707 000 L chez Even ; 85 ha SAU dont 28 ha de céréales, 38 ha de maïs ensilage et 19 ha de prairies.


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