Avec ses 255 ha et son système 100 % herbager, Pierre Latarget a besoin d’un véhicule rapide et fiable pour faire le tour de ses pâtures. L’éleveur laitier, installé depuis 2016 à Villepail (53) dispose déjà d’une flotte conséquente. « J’ai deux quads et un petit 4×4. Le problème, c’est que ce sont des véhicules thermiques, bruyants, qui consomment beaucoup et chauffent lorsqu’on roule lentement derrière le troupeau. »
Je ne peux plus m’en passer
En 2025, il fait l’acquisition d’une trottinette électrique tout-terrain de la marque française Zosh. Huit mois plus tard, le compteur affiche déjà 3 000 km. Le véhicule est devenu, de loin, son moyen de déplacement préféré. « Je ne peux plus m’en passer », déclare-t-il. « Désormais, tous les prochains outils que j’achèterai pour la ferme seront électriques. »
Tenté par le modèle sport
Pierre Latarget a opté pour le modèle sport, plus puissant, plus nerveux, et équipé de roues plus larges et plus épaisses. « Je monte à 45 km/h en quelques dizaines de mètres, et tout ça sans le moindre bruit. Il a d’ailleurs fallu deux semaines aux vaches pour s’habituer. Au début, elles avaient justement peur de ce silence. » Suspendue à l’avant comme a l’arrière, la trottinette se révèle également bien plus confortable que les quads, tout en restant capable de passer partout, même sur terrain humide. « Elle ne pèse que 60 kg, et ne fait donc pas d’ornières. » Côté autonomie, une recharge est nécessaire environ tous les 50 km. L’agriculteur la branche une à deux fois par semaine pendant trois heures. Une gâchette de régénération permet également de créer un frein moteur tout en rechargeant la batterie.

Une deuxième avec remorque
« Je pense bientôt en acheter une deuxième pour mes collaborateurs », explique l’éleveur. « Je choisirai un modèle moins nerveux, car certains ne sont pas à l’aise avec la mienne. » Cette nouvelle trottinette sera également équipée d’un crochet d’attelage pour tracter une petite remorque, pratique pour transporter des veaux ou du matériel de clôture. « Je pourrai ainsi conserver la première pour moi. Elle me servira aussi à faire les 4 km entre la ferme et la maison. La seconde restera en permanence à la disposition des salariés. »
Alexis Jamet
Une équipe de six personnes
Pierre Latarget produit 600 000 litres de lait bio avec un troupeau de 120 Simmental. « C’est une race robuste et adaptée au pâturage », précise-t-il. Chaque année, il commercialise également environ 40 veaux croisés Blanc Bleu. Grâce à son système autonome et très pâturant, les charges restent très limitées. L’éleveur a ainsi fait le choix d’embaucher cinq personnes, dont deux à temps plein. « Mon objectif était de ne travailler qu’un week-end sur trois. »
