Il fut l’un des premiers acheteurs en France de ce type d’engin : Gwenaël Jacq utilise quasiment quotidiennement et pour diverses tâches une moto électrique de marque UBCO. Les principaux marchés pour ce moyen de locomotion sont ceux de l’armée ou de la gendarmerie ; mais les agriculteurs peuvent trouver avec ces machines de nombreux avantages. Le Finistérien aime dire : « J’attendais ce modèle, doté de 2 roues motrices. Le moteur avant tire, aidé par celui de la roue arrière. Peu importe la saison, je passe partout ». Pourquoi avoir choisi une moto plutôt qu’un vélo à assistance électrique ? Pour entrer dans les différentes pâtures, « je ne voulais pas avoir de pédales : avec un pied, je fais passer le fil sous la moto ». Le franchissement des clôtures est une activité fréquente, facilitée ici par l’absence de pédales.
Peu importe la saison, je passe partout
L’éleveur à la tête d’un troupeau de vaches croisées à Briec (29) énumère les avantages de son compagnon de tous les jours. « Il possède des pattes de fixation un peu partout, c’est une moto utilitaire au centre de gravité très bas ». Très peu de risques de chute donc pour ce cycle motorisé homologué sur route et pouvant atteindre les 45 km/h, ce qui est largement suffisant pour emprunter les nombreux chemins de l’exploitation. Leproducteur apprécie aussi la nervosité et la maniabilité du véhicule, « on peut faire demi-tour sur place ». Enfin, le silence est un gros plus. « Même si je travaille et me déplace tôt le matin, je ne dérange personne ».

Une consommation de carburant divisée par 3
Toujours utilisé sur le site, le quad démarre quand il le faut. « J’ai un salarié. Le fait d’avoir 2 engins de locomotion est plus facile, chacun peut toujours se déplacer ».
Gwenaël Jacq a dressé un rapide bilan de consommation de carburant depuis l’achat de sa moto, acquise en septembre 2023. « Ma consommation d’essence a été divisée par 3 » chiffre-t-il. Déjà passionné par le moto-cross, l’agriculteur prévient. « Il faut un minimum de chemins stabilisés pour ménager son dos ». Pour pouvoir être utilisée, cette moto doit être assurée, le conducteur doit être titulaire d’un simple BSR (brevet de sécurité routière).
L’organisation très herbagère de l’élevage colle très bien avec le 2 roues : les 100 femelles vêlent toutes au printemps, les 92 ha de SAU sont essentiellement composés d’herbe. 6 ha de maïs ensilés servent à alimenter le troupeau.
Côté autonomie, la moto peut parcourir environ 120 km avec sa batterie, « je la charge une fois par semaine ». Une fois ce plein d’énergie électrique effectué, direction les prairies pour poser les fils ou modifier les clôtures, grâce à une petite caisse arrière qui peut rassembler différents piquets, fils, enrouleurs ou isolateurs. En presque 3 ans d’utilisation, le breton a roulé 5 800 km avec cette moto. Lors de son achat, il a déboursé 4 800 € HT.
Fanch Paranthoën
Pas d’entretien, des pièces sous la main
Avant de s’installer en janvier 2023, Gwenaël Jacq a voyagé dans des pays comme l’Irlande ou la Nouvelle-Zélande. C’est dans cette contrée qu’il a fait connaissance avec les motos électriques. Très simples de conception, il fait remarquer « qu’il n’y a pas d’entretien ». Les plaquettes des freins à disques sont simplement à changer de temps en temps. L’éleveur possède en stock un moteur de rechange en cas de panne : hors de question de se passer ne serait-ce que d’une journée de la moto.
