Machinisme et équipements

Plomberie : les bons tuyaux pour son bâtiment

L’alimentation en eau des bâtiments d’élevage est relativement simple. Toutefois, certaines précautions sont de rigueur pour adapter la plomberie à son élevage.

Les consommations d’eau d’un bâtiment agricole sont conséquentes, estimées à 1 m3 par UGB lait et par jour, en prenant en compte l’abreuvement des animaux et le nettoyage du matériel. La construction d’un bâtiment neuf est l’occasion de prévoir les bonnes sections de tuyaux de plomberie et de les positionner correctement dans l’édifice.

Trouver le bon diamètre

Les arrivées d’eau au sortir du forage, d’un diamètre de 40 mm ou de 32 mm, sont définies en fonction de l’élevage. Ainsi, pour un bâtiment accueillant des vaches laitières, « une section de 40 mm sera préférée au-delà de 150 laitières », chiffre Mickaël L’Eléouet, gérant de la société Le comptoir de l’élevage, basée à Garlan (29). Une fois la nourrice de départ alimentée par la bonne section, l’idéal est de « prévoir une vanne pour un départ, de façon à isoler si besoin un circuit et ne pas couper la totalité de l’installation ».

Pour ne pas exposer les tubes de plomberie aux accidents, mieux vaut les modifier en prévoyant les passages du matériel. Positionnés en terre, sous 15 cm de 20/40, les tuyaux de plomberie seront hors gel. « Il n’est pas nécessaire de les gainer, les tubes en PER de ce diamètre sont suffisamment résistants. En revanche, la gaine est fortement conseillée pour des tubes d’alimentation en eau chaude et froide d’évier ou de robinetterie : leur diamètre de 16 mm les rend plus fragiles ». Le diamètre suffisant des tuyaux d’alimentation des abreuvoirs permet à l’animal de « ne pas peiner pour boire. » Un débit important limite les situations de « bouillon de culture » dans les récipients en été.

En Bretagne, des tuyaux enterrés à 15 cm sont hors gel.
En Bretagne, des tuyaux enterrés à 15 cm sont hors gel.

Disposer logiquement les points d’eau

Au sortir du forage, les eaux peuvent être chargées en différents éléments. « Les eaux ferrugineuses s’attaquent aux laitons. Mieux vaut préférer des matières en plastique ou en inox ». En cas de grosse consommation d’eau, une réserve tampon de 3 ou 5 m3 peut s’avérer utile. « L’eau sera remise en pression avec le surpresseur. La cuve de stockage ne doit jamais être positionnée sous les fibros, pour ne pas chauffer l’été ». Un traitement anti-UV de cette réserve est fortement conseillé, pour limiter les verdissures et le développement microbien.

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Les rongeurs n’aiment pas l’eau

Florimond Herry, en charge du suivi de chantier et du SAV à la SAS Le Roux de Ploudaniel (29), apprécie d’utiliser le PER. « Il n’y a plus de cuivre dans les installation, qui est plus coûteux, plus long à mettre en place car il doit être cintré. Sur un bâtiment agricole, tout le PER est passé dans la journée ». Concernant le gainage des tuyaux, le technicien explique : « Les protections sont plutôt à prévoir sur les câbles électriques. Les rongeurs iront plutôt grignoter ces câbles, car ils dégagent de la chaleur. Pour la plomberie, un regard au-dessus d’un T enterré est suffisant pour surveiller les éventuelles fuites ». Les attaques de rongeurs sont donc très rares, sauf signe d’une population très abondante dans le bâtiment.

Se protéger des risques de gel
Si les tuyaux d’alimentation principaux se situent sous terre, il n’est pas de même pour les circuits posés en aérien ou encore alimentant les abreuvoirs. « Des systèmes de protection de ces tubes existent et fonctionnent jusque -20°C ». Même si les semaines passées ont connu des températures très basses, la pertinence d’une installation systématique reste à discuter. En revanche, « l’installation d’un robinet de purge en extrémité de circuit limite les risques de casse en cas de gel ».
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