Un nouveau départ pour ce poulailler

Installée depuis octobre 2025, Emma Carfantan a accueilli sa première bande de poules pondeuses dans son bâtiment le 21 juillet, après dix mois de travaux.

Avicultrice dans jardin d'hiver - Illustration Un nouveau départ pour ce poulailler
Emma Carfantan dans son jardin d'hiver flambant neuf. | © Paysan Breton

« J’ai repris l’exploitation d’un éleveur qui élevait des dindes de chair », raconte Emma Carfantan, 26 ans, installée à Ruca (22) depuis octobre 2025. « Le bâtiment date de 1991. On peut dire qu’il a fait ses preuves. À l’origine, il mesurait 15 m de large sur 80 m de long. » Pour y installer un élevage de 30 000 poules pondeuses en code 2, l’éleveuse a entièrement repensé les lieux. Une extension de 25 mètres a été ajoutée, portant la longueur totale du bâtiment à 105 mètres. Les travaux comprennent également la création d’un jardin d’hiver de 583 m², d’un hangar à fientes, d’un sol en béton et d’un centre de conditionnement robotisé. L’éclairage et la ventilation ont, eux aussi, été entièrement rénovés. « Au final, ce bâtiment me revient à 56 € par poule », souligne l’éleveuse. L’agricultrice a signé un contrat d’intégration avec Sanders pour huit bandes. « Avoir un contrat solide avec une OP solide, cela aide à rassurer les banques », déclare-t-elle.

56 € par poule

Volières pyramidales

Emma Carfantan a eu un « coup de cœur » pour les volières pyramidales de Big Dutchman. « Elles sont un peu plus chères que d’autres marques mais je les trouve très bien conçues et fonctionnelles. » Leur conception, plus étroite en partie haute qu’en partie basse, facilite la surveillance du premier étage et l’accès aux nids. Une fois déplié, le perchoir inférieur fait office de marchepied pour accéder facilement au niveau supérieur. Les pipettes d’abreuvement sont installées à proximité des mangeoires mais aussi des nids. « Il est important que les poules puissent boire après avoir pondu », explique la jeune femme.

Valoriser les fientes

Sous les trois rangées de volières, des tapis évacuent régulièrement et automatiquement les fientes vers l’extrémité du bâtiment. Avant leur transfert vers le hangar de stockage, elles sont séchées afin d’atteindre environ 80 % de matière sèche, ce qui limite notamment le développement des mouches. Chaque jour, l’équivalent d’un quart de la longueur du bâtiment est évacué sur chaque tapis. « Si on sort trop de fiente par jour, cela n’a pas le temps de sécher », assure Emma Carfantan. À la sortie du poulailler, les fientes sont dirigées vers le hangar à fientes. Une partie est valorisée sur le colza et le maïs de l’exploitation, tandis que le reste est vendu.

Alexis Jamet

Trappes surélevées

Emma Carfantan a fait le choix d’installer des trappes surélevées pour permettre aux poules de passer du bâtiment au jardin d’hiver. « Cela ne leur pose aucun problème, elles les franchissent très facilement en sautant », explique l’éleveuse. « Par contre, cela empêche les rongeurs de rentrer dans le poulailler. »


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