Sortie d’hiver, le pâturage reprend progressivement

Philippe et Florent se sont installés en 2015 à la ferme de la Chesnaye à Plesder (35), ils sont ensuite rejoints par Maëlle en 2019.

2 personnes autour d'une vache dans un champ - Illustration Sortie d’hiver, le pâturage reprend progressivement
Pour leurs mélanges prairiaux, les associés de la ferme de la Chesnaye 
à Plesder partent toujours sur une base de fétuque, RGA et TB.

La saison de pâturage a commencé fin février avec des conditions météo qui permettent une bonne pousse de l’herbe.

« Toutes les bêtes ont été rentrées début décembre, elles recommencent à sortir l’après-midi depuis le 24 février. Elles vont passer sur toutes les parcelles accessibles », témoignent les associés. Le but est de leur faire raser l’herbe en visant une hauteur de sortie de 5 cm. Elles passent donc trois après-midis par parcelle de 1,4 ha. La ration actuelle est composée de 5 kg d’herbe pâturée, 5 kg de maïs ensilage et 5 kg d’ensilage d’herbe. « Les stocks sont suffisants et on ne veut pas accélérer trop le tour des vaches ». Les stocks vont permettre encore de tenir un mois.

En ce moment, la moyenne de production est à 18 L/VL/jour. Progressivement, le pâturage va augmenter, le but est de sortir les vaches jour et nuit dans un mois. Une quinzaine de vêlages vont encore arriver et toutes les vaches qui devaient être taries sont taries.

Les bœufs et les génisses seront sortis d’ici une quinzaine de jours si la pluie ne retombe pas d’ici là, car les parcelles du second site sont moins portantes. Ils reçoivent actuellement une ration avec de l’ensilage d’herbe.

Des veaux élevés sous vaches nourrices

Le lot des mères nourrices qui se compose actuellement de 5 vaches et 10 veaux est sorti sur une parcelle portante. « On fait un nouveau lot de mères nourrices tous les 6 mois ». Pour choisir les mères nourrices, les éleveurs prennent des vaches qui ne retiennent pas à l’inséminations artificielle et qui acceptent de nouveaux veaux. Progressivement, ils ont un petit lot de référence qui se constitue. Les veaux vont rester 6 à 10 mois sous les mères, aussi bien les femelles que les mâles. « Chaque année, on garde 15 femelles et 10 mâles, pour l’atelier bœuf, principalement issus des vêlages de printemps car cela permet de limiter le temps passé en bâtiment. Ce lot est complété par des animaux issus des vêlages d’automne. »

Renouvellement des prairies

« On essaye de faire vieillir au maximum nos prairies. Mais là, on voit qu’elles produisent moins donc on va progressivement les resemer. On va renouveler 4-5 ha par an sur les prairies des vaches avec la rotation suivante : maïs, blé meunier et prairie ». Pour leurs mélanges, les associés partent toujours sur une base de fétuque, RGA et TB. Les proportions vont dépendre de quel lot va pâturer la prairie : il y aura plus de fétuque pour les génisses et les bœufs, pour apporter des fibres et plus simple à mettre en foin. En plus, à l’automne, 5 ha de prairies ont été implantés : 15 kg de fétuque, 5 kg RGA, 5 kg luzerne, 5 kg TB et 1 kg lotier.

Adage 35 : 02 99 77 09 56

Repères : UTH : 3 associés et 2 salariés à mi-temps ; 50 VL de race normande ; SAU : 101 ha ; Vêlages groupés de printemps et automne ; Vaches nourrices ; Atelier de transformation fromagerie et commercialisation ; Ateliers bœuf et porc ; 1 site VL avec 30 ha accessibles ; 1 site bœufs/génisses.

Élever des veaux par vache nourrice

Les vaches nourrices sont utilisées pour élever des génisses de renouvellement ou des veaux vendus en bœufs. Les vêlages sont groupés afin d’obtenir des lots de veaux homogènes pour éviter la concurrence sous la nourrice. La séparation mère/veau permet d’éviter le favoritisme quand il y a plusieurs veaux à adopter. Il faut aménager une case munie d’un cornadis afin de faciliter l’adoption qui peut s’effectuer directement après la séparation. Compter 8 L/j par veau. Il est important d’y consacrer du temps pour la mise en place des couples veaux/nourrices, en moyenne 1 semaine. Puis, on peut les remettre au pâturage. Observer un temps de retour : 30 jours après une fauche pour éviter le risque parasitaire. Cette pratique permet une bonne croissance sans concentrés, l’acquisition d’une défense parasitaire au pâturage et la réduction du coût d’élevage des génisses, en ciblant un vêlage à 24 mois.

Zone intermédiaire

Christophe Caro – Plémy (22)

Les vaches sortent depuis le 21 février, quelques heures au début puis des journées entières. La bonne pousse hivernale entraîne des hauteurs d’entrée élevées. C’est difficile de faire raser les pâtures. Alors, je mets un fil avant dans mes paddocks pour qu’ils soient mieux pâturés. Je prévois de les sortir la nuit vers le 29 mars. Les vaches produisent 26,5 L/jour avec 44 de TB et 36 de TP, pour un stade de lactation moyen de 6,5 mois. La ration est composée à 55 % de maïs et à 45 % d’herbe pâturée. Il n’y a plus de correcteur azoté depuis une semaine car les taux d’urée étaient élevés (288), les bouses foncées et l’herbe de bonne qualité.

Cedapa : 02 96 74 75 50

Zone favorable

Salomé Guillemaud – Ferme de la Coulée douce – Helléan (56)

Depuis le 2 mars, les 35 vaches à la traite ainsi que les 11 restantes à vêler sont au pâturage la journée. Les taux en monotraite sont TB 45 -TP 38. La production (7,3 kg/VL/J) est en dessous des autres années, autour de 14 kg/VL/j, car j’en ai toujours 20 en lactation longue (à cause de la FCO). Je complète le soir avec un round d’enrubannage mais je suis en fin de stock, alors j’ai commencé à mettre du foin. Il me reste 40 rounds. Idéalement, dans 40 jours maximum, elles passent en tout herbe. J’avais de l’appréhension sur l’état de mes veaux suite à la FCO, mais ils vont très bien. L’enjeu de ce mois-ci est de bien gérer le déprimage et le stock restant.

Civam 56 : 07 60 10 22 64

Zone favorable

Kévin Tymen – Plonévez-Porzay (29)

Le déprimage se termine cette semaine, la pousse de l’herbe a été perturbée par les fraîcheurs matinales et le vent orienté à l’est : de 52 kg MS/ha/jour, nous sommes descendus à 30 kg, ce qui reste toutefois satisfaisant pour la période. Les conditions de pâturage restent très bonnes. La production laitière est à 22 kg de lait par jour (TB 43- TP 36 ). Concernant les vêlages, il ne reste que 3 naissances à avoir, elles sont très décalées par rapport au reste du troupeau, elles se dérouleront au début du mois d’avril. Pour repérer les prochaines chaleurs, les queues des vaches ont été couvertes de peinture pour mieux repérer les chevauchements.

Civam 29 : 02 98 81 43 94


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article