Les vaccins FCO boudés : La barrière vaccinale n’a pas fonctionné

Un vétérinaire prépare une injection dans un bâtiment d'élevage ovin - Illustration Les vaccins FCO boudés : La barrière vaccinale n’a pas fonctionné
© Margo_Alexa - stock.adobe.com

Avec l’arrivée de la FCO-1 venue d’Espagne, les éleveurs ovin et bovin des 8 départements pyrénéens ont été invités à vacciner leurs troupeaux. Deux millions de doses gratuites ont été mises à disposition par l’État, pour un coût de 17,5 millions d’euros. Pour finalement n’en avoir que 45 % de consommé. Les causes ? Une défiance sur la vaccination, le poids du protocole avec la double injection du vaccin Bluevac, un conditionnement de 250 mL jugé mal adapté, la fermeture du marché espagnol pour des agneaux d’un mois si vaccination…Rebelote avec la FCO-8. Sept millions de doses de vaccin achetées par l’État pour tout le territoire, mises à disposition gratuitement pour la filière ovine (coût pour l’État : 4,4 millions €), pour un taux de consommation de 37 %. « L’État nous apprend qu’il va devoir payer pour détruire ces vaccins, leur utilisation n’ayant pas été faite durant les dates afférentes à l’appel d’offres public », note Claude Font, administrateur FNO (éleveurs ovins – FNSEA). « Cette maladie liée au sérotype 8, présente dorénavant sur tout le territoire, a été déclarée endémique – tout comme les sérotypes 3 ou 4 –, il n’y aura donc plus de mesures de gestion spécifiques et de prise en charge vaccinale. Mais ces chiffres interrogent. Quelle crédibilité pour les demandes des éleveurs à la prochaine crise sanitaire ? Difficile après cela pour le syndicalisme d’aller négocier des campagnes de vaccination gratuites auprès du ministère de l’Agriculture », s’insurge-t-il.Carole David…

Cet article est réservé
aux abonnés numériques

Je me connecte

Déjà membre ? Connectez-vous ici

Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article