Déployé depuis 2020, l’outil PigConnect Biosécurité accompagne les éleveurs dans l’évaluation et l’amélioration de leurs pratiques. Ces diagnostics permettent entre autres de mesurer le niveau de protection des exploitations face aux maladies réglementées ou émergentes.Aujourd’hui, plus de 90 % des élevages professionnels bretons ont réalisé cet audit. « Au-delà d’être utile contre tout agent pathogène, la biosécurité constitue un atout majeur pour protéger les élevages et permettre aux éleveurs de poursuivre leur activité en cas de crise », a rappelé David Riou, président de l’organisation lors de l’assemblée générale qui s’est tenue le 10 mars à Saint-Brieuc (22).Exercices grandeur natureLa préparation aux crises constitue l’autre pilier du dispositif. C’est dans cet objectif que la filière a organisé des exercices grandeur nature pour simuler l’apparition d’un cas de peste porcine africaine sur un sanglier. Objectif : tester les procédures, vérifier la coordination entre services de l’État, organisations de producteurs, vétérinaires et abattoirs, et identifier les points de blocage. Ces simulations ont par exemple permis d’évaluer les protocoles de dépeuplement d’élevages ou la gestion d’une zone réglementée autour d’un foyer.Autre axe de travail de l’OS : renforcer le dialogue avec les chasseurs. Un guide pédagogique est en cours d’élaboration afin de mieux partager les connaissances sur les risques sanitaires liés à la faune sauvage. « Mieux connaître, mieux dialoguer, mieux agir » : la filière entend ainsi consolider la coopération entre deux acteurs clés du monde rural pour préserver durablement les élevages porcins bretons.Didier Le Du…
En première ligne pour prévenir les crises sanitaires
Face à des menaces comme la PPA, l’Organisation sanitaire porcine bretonne joue un rôle clé de coordination et d’anticipation pour protéger les élevages.

