Le choix de la traite manuelle avec 300 vaches

Au Gaec de la Sablonnière, à Guipry-Messac (35), les besoins de lait frais, cru et chaud pour la transformation, ont conduit les six associés à installer un roto de 40 places.

Des vaches au cornadis dans un bâtiment d'élevage bovin - Illustration Le choix de la traite manuelle avec 300 vaches
La nouvelle stabulation (120 mètres sur 20 m), partiellement couverte de panneaux photovoltaïques, a fait l’objet d’une visite, lors du rallye organisé par le GIE Élevages de Bretagne. Au second plan, l’atelier de transformation.

Le Gaec familial a débuté la transformation en 2003. Il s’est progressivement agrandi suite aux installations successives dans la société. L’année 2017 est un moment charnière au niveau de la production, avec la reprise d’une ferme voisine et l’installation d’un jeune apportant du foncier (400 ha au total, actuellement). Pendant quatre ans, le Gaec a fonctionné avec deux sites de production. « Nous avons étudié la possibilité de créer un nouveau site pour 300 vaches, éloigné des habitations du voisinage. Le coût nous a dissuadé », indique Jérôme Giquel, l’un des six associés, en charge du troupeau.

900 000 litres de lait transformés

« Nous avons donc fait le choix, en 2021, de construire une nouvelle stabulation de 191 logettes en trois rangs, avec un bloc traite : aire d’attente raclée automatiquement et roto de 40 places, extérieur. Nous avons décidé de conserver le bâtiment existant de 104 logettes et de l’affecter aux vaches en fin de lactation ». Le troupeau est donc conduit en deux lots. La liaison entre les deux bâtiments a été aménagée pour le confort de circulation des animaux. « Le chemin est nettoyé une fois par semaine, en moyenne. Toutes les eaux sont récupérées dans la fosse ». La nouvelle stabulation est ouverte sur les deux façades Nord-Sud.

Conditions du plein air

« Elle était équipée, côté Nord, par un filet brise-vent motorisé. Il s’est déchiré à deux reprises. Compte tenu du coût de remplacement et sans garantie qu’elle soit plus résistante, nous avons laissé la façade ouverte et cela va rester comme ça. Pour les vaches, cela ne change rien. Elles sont dans les conditions du plein air. Pour nous, c’est quand même un peu moins confortable en hiver ». La porte de tri, en sortie de salle de traite, dirige les vaches vers la stabulation ou vers les box d’intervention (IA, parage…) et de soins (infirmerie et fraîches vêlées sur paille) qui comptent une trentaine de places au cornadis. Un repousse-fourrage passe dans les deux bâtiments, sept fois par jour. Les logettes, équipées de matelas et d’un arrêtoir à eau, sont paillées (farine). Deux racleurs à chaîne, dans le nouveau bâtiment, emmènent le lisier dans un canal de transfert, à une extrémité. Il est repris par pompage et évacué vers la fosse de 4 000 m3 semi-enterrée. Cette fosse fait 6 mètres de profondeur et est équipée de deux malaxeurs. Au total, la ferme dispose de 7 000 m3 de stockage.

Du pâturage pour l’image

Les animaux passent dans un pédiluve toutes les deux semaines. Une vingtaine de vaches sont parées chaque semaine. Au printemps, les vaches sortent au pâturage (20 ares/VL). « Les deux lots sortent dans la même parcelle dans la journée. Elles sont triées automatiquement au retour et rejoignent leur stabulation. La nuit, seul le lot des vaches les plus productives sort ». Les taries sont sur un autre site. Le pâturage est maintenu essentiellement pour une question d’image ; 900 000 litres de lait sont transformés sur le site dans l’année. La vente directe occupe deux des six associés et six salariés.

Bernard Laurent

3 500 litres de lait frais vers le laboratoire tous les matins

La traite commence par les quelques vaches logées dans les box paillés, puis par le lot de la centaine de vaches de fin de lactation, logées dans l’ancien bâtiment. Elle s’achève avec le second lot de près de 200 vaches. La traite manuelle a été préférée au robot pour des raisons techniques liées à la transformation : 3 500 litres de lait frais et chaud sont dirigés tous les matins vers le laboratoire. La salle est équipée d’un plancher amovible. La traite prend deux heures à deux, plus une demi-heure de nettoyage. Pendant ce temps, une troisième personne nourrit les veaux le matin et réalise le travail en stabulation. Le weekend, quatre personnes travaillent le samedi matin et trois l’après-midi et le dimanche. Chaque jour, les associés et les salariés de l’élevage se réunissent autour d’un café.


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