Un nouvel abattoir au Faou

Après des années de réflexion et de chicanes, le nouvel abattoir du Faou avance bon train. Sa mise en service est prévue fin avril.

Visite d'un abattoir en cours d'achèvement - Illustration Un nouvel abattoir au Faou
Frédéric Corre, futur gestionnaire, a fait visité l'abattoir qui doit être achevé courant avril.

Le bâtiment est bien là, debout sur un terrain à proximité immédiate de la voie-express. Un aboutissement longuement attendu pour cet outil public de proximité, pensé pour répondre aux exigences sanitaires actuelles, au bien-être animal et aux réalités de l’élevage finistérien.

Le bâtiment s’organise de manière rigoureuse, dans le strict respect de la séparation des flux. « Dans un abattoir, tout est pensé dans le sens de la marche, avec une distinction claire entre zone sale et zone propre », explique Frédéric Corre, futur gestionnaire de l’outil. Les animaux arrivent en stabulation, avant de rejoindre le hall d’abattage, véritable cœur du dispositif, puis les frigos de ressuyage et de conservation. Les voiries ont été conçues pour dissocier l’amenée des animaux et la sortie des carcasses, tout en garantissant une surveillance efficace du site.

Pour 3 espèces

L’outil se distingue par sa polyvalence. Bovins, ovins et porcins y seront abattus, avec une capacité à s’adapter à tous les gabarits : du veau de lait aux bovins lourds dépassant la tonne. Une contrainte technique forte, mais assumée, qui différencie l’abattoir public des chaînes industrielles standardisées. « Il faut prévoir tous les cas de figure », souligne Frédéric Corre, rappelant que cette adaptabilité explique en partie le coût de l’abattoir (14 millions d’euros).

L’outil se distingue par sa polyvalence

Conçu sur deux niveaux, l’outil intègre un sous-sol gravitaire permettant une gestion optimisée des coproduits et des déchets, limitant les manipulations et les risques de contamination. Goulottes dédiées, circuits distincts pour les différentes catégories de sous-produits, salles de lavage et de stockage en inox : tout a été pensé pour améliorer les conditions de travail et l’hygiène.

Au service de 2 000 éleveurs

Autorisé à traiter jusqu’à 5 100 tonnes par an, le site a été conçu pour évoluer. Si le cœur de l’abattage restera fixe, les zones de stabulation et de stockage frigorifique pourront être agrandies en cas de besoin. Autre marqueur de modernité : la toiture équipée de panneaux photovoltaïques, qui fourniront environ un tiers de l’énergie consommée.

Porté par un syndicat mixte ouvert, le projet s’appuie sur une coopération étroite entre collectivités, professionnels et services de l’État. Un outil collectif, au service de près de 2 000 exploitations, qui entend sécuriser l’abattage de proximité et maintenir une filière viande ancrée dans le territoire.

D. Le Du

Un abattoir pensé par et pour le terrain

« On a voulu un outil pratique, qui réponde aux problèmes rencontrés au quotidien », résume Frédéric Corre, cogérant de l’abattoir actuel et futur exploitant du site du Faou. Accès spécifique pour animaux accidentés, dispositifs de contention mécanique conformes aux dernières normes, rails en pente pour limiter les efforts physiques : de nombreux choix techniques sont issus de l’expérience des équipes. À terme, une vingtaine de salariés feront fonctionner l’outil, sous contrôle permanent des services vétérinaires.


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