Dynamisées par les éco-régimes Pac en vigueur depuis 2023, les filières se structurent et contribuent à valoriser une protéine produite localement, notamment quand on parle de pois et de féverole. Côté oléagineux, ces derniers mois ont vu le tournesol oléique bénéficier de la dynamique des marchés des huiles végétales, et le lin de prix sécurisés par des contrats de production. Pour réussir vos cultures d’opportunité de printemps et éviter les mauvaises surprises, un seul mot d’ordre : l’agronomie !
Les cultures oléoprotéagineuses constituent une excellente tête de rotation avant une céréale
N’intervenez au champ que lorsque les conditions de sol sont idéales : il doit être suffisamment ressuyé, réchauffé et bien portant.
Le tournesol : une tête de rotation intéressante pour nos parcelles bretonnes dans les zones adaptées
Le tournesol s’impose comme une culture prometteuse pour notre agriculture, combinant des atouts agronomiques et économiques, notamment par les bénéfices qu’il apporte à la rotation des cultures.
Pour garantir une bonne levée et une récolte précoce, deux points sont essentiels :
Choisir la bonne parcelle :
• Privilégiez les sols qui ressuyent vite ;
• Semer tôt : la période idéale se situe autour de début avril. Un semis précoce est un gage de réussite pour anticiper la récolte. L’objectif est d’atteindre une densité de 55 000 à 60 000 plantes levées par hectare, ce qui implique de semer entre 70 000 et 75 000 graines par hectare.
Attention au sclérotinia : il est crucial d’intégrer le risque de sclérotinia dans votre plan de rotation, surtout si vous cultivez également du colza, des légumineuses fourragères ou des haricots flageolets, car ces cultures y sont sensibles.
Semis du lin de printemps : le bon timing est crucial
La période idéale pour le semis du lin de printemps s’étend de début mars à mi-avril. Il est fortement recommandé de respecter une densité de semis comprise entre 600 et 750 graines par m². Cette densité correspond, en moyenne, à une dose de semences de 40 à 55 kg par hectare.
Attention : un semis trop tardif augmente significativement le risque de stress hydrique pour la culture en fin de cycle, impactant potentiellement le rendement. Viser la première quinzaine de la période recommandée est donc préférable.
Il ne faut pas oublier les cultures de pois et de féveroles de printemps, qui sont très intéressantes pour l’agronomie et l’autonomie protéique des exploitations. Pour ces deux cultures, le semis doit être précoce, idéalement dès que possible à partir du 15-20 janvier. Un semis plus précoce (si les conditions de sol le permettent) est généralement synonyme de meilleur rendement.

Des cultures clés pour réussir la rotation avant céréales
D’un point de vue agronomique, les cultures oléoprotéagineuses constituent une excellente tête de rotation avant une céréale. Elles contribuent à allonger les rotations, ce qui est un atout majeur pour une meilleure gestion des adventices et des bioagresseurs dans l’assolement des exploitations.
Profitez des différents modes de commercialisation ouverts au pois protéagineux, à la féverole ainsi qu’au tournesol pour votre récolte 2026. Pour le lin oléagineux, la coopérative Eureden propose un contrat de production.
Pour toute information sur ces cultures et leurs valorisations, n’hésitez pas à vous rapprocher de la coopérative.
Philippe Lécuyer, Paul Le Roy / Eureden

