« J’accompagne les agriculteurs sur les parties réglementaires, les prévisionnels, les registres phytosanitaires, les déclarations Pac, les cahiers de fertilisation… » énumère Louann Vilboux, en réponse à la question des sujets abordés dans son métier. En tant que conseillère environnement à Cerfrance Brocéliande sur le Morbihan, elle intervient dans plus de 80 exploitations pour des conseils globaux, chez une vingtaine de producteurs pour la partie déclaration Pac.
À nous d’avoir toujours la bonne information
Coup de cœur pour le métier
Le parcours scolaire de la conseillère a débuté par un Bac pro CGEA (Conduite et gestion de l’entreprise agricole) en alternance au CFTA de Montfort-sur-Meu (35). Non issue d’une famille agricole, ce choix de Bac pro (avec une option équestre) a été motivé par « mon intérêt pour les chevaux. Puis j’ai goûté au milieu agricole, ça a été un coup de cœur ». Ce cursus s’est poursuivi à Caulnes (22), avec l’obtention d’un BTS Agronomie et productions végétales. Ce diplôme a été préparé en apprentissage, avec des expériences en coopérative, puis chez un éleveur en bovin viande. Après avoir travaillé comme salariée dans une exploitation agricole, Louann Vilboux est depuis janvier 2024 conseillère environnement dans le cabinet de conseils et de comptabilité. « La réglementation est compliquée, parfois même floue. À nous d’avoir toujours la bonne information, de bien se renseigner. En cas d’erreur, les répercussions peuvent être importantes ».
Parler la même langue
Ce bagage scolaire et ces expériences « m’aident dans mon travail, grâce à ma connaissance du milieu. Avec les agriculteurs, on parle la même langue. Ma formation de BTS me sert dans les calculs de prévisionnels, pour les plans de fumure, à comprendre le pourquoi du comment, à bien connaître les techniques de production végétales ». Pour les élèves bretons en cours de formation dans des filières agricoles, Louann Vilboux les encourage à « bien écouter toutes les matières, afin d’acquérir un maximum de connaissances et de culture, ceci pour que les discussions avec les professionnels soient enrichissantes ».
Les échanges sur des sujets sociaux font aussi partie de son quotidien, la conseillère vient épauler ses interlocuteurs à des moments où « un certain ras-le-bol administratif se fait ressentir » conclut-elle.
Fanch Paranthoën
Un métier saisonnier
Trois grandes périodes de travail rythment l’année pour la conseillère : « De janvier à mars pour les prévisionnels de fumure, puis d’avril jusqu’à la mi-mai pour les déclarations Pac ». Septembre est plutôt dédié aux cahiers de fertilisation et sert à « prendre le temps de refaire le point, de récapituler l’année, de se pencher sur les assolements de l’année suivante ». Même si la présence au bureau est conséquente, la conseillère garde tout de même une présence forte sur le terrain : « On a un regard sur les exploitations. Nous donnons les règles, mais ce n’est pas un métier uniquement théorique, les agriculteurs interagissent suivant nos conseils ».

