L’échange de foncier porte ses fruits

Pour les propriétaires et locataires, l’échange parcellaire redonne de la cohérence à l’exploitation. La démarche peut être facilitée par la Chambre d’agriculture et aidée par le Département. Les agriculteurs de Lamballe-Armor s’y penchent.

18639.hr - Illustration L’échange de foncier porte ses fruits
Jérôme Rondel accompagné de Valérie Daniélou, conseillère à la Chambre d’agriculture, et des éleveurs Denis Bouguet et Olivier Judil.

Jérôme Rondel s’est installé en 2000 à Meslin (Lamballe-Armor) en s’associant à sa mère. À l’époque, la ferme familiale compte 40 vaches et 120 truies en système naisseur – engraisseur pour 35 ha de SAU. Au fil des années, des opportunités de reprise de foncier ont permis à l’éleveur de développer sa structure. Aidé par trois salariés, le Costarmoricain conduit aujourd’hui 80 vaches et 360  truies sur 120 ha. Fait marquant de ce parcours : trois échanges parcellaires ont permis de passer de 20 à 40 ha accessibles sans traverser de route permettant de conforter la place du pâturage dans le système alimentaire bien que le troupeau laitier ait doublé. Coup de billard à trois bandes « Il y a une dizaine d’années, j’ai sollicité un voisin éleveur qui avait repris de la terre à proximité immédiate de mon siège d’exploitation. De mon côté, je cultivais ailleurs une parcelle attenante à l’un de ses îlots. » Finalement, en avançant sur cette piste pour rationaliser leurs parcellaires, un 3e agriculteur est entré dans la danse : « Il travaillait un champ attenant au bloc de mon premier interlocuteur. J’ai cédé au second 1 ha de pré en échange de 70 ares de terres cultivables. » À l’arrivée, grâce à ce coup de billard à trois bandes, Jérôme Rondel a récupéré 1,7 ha accessible près de chez lui. « Pour qu’un échange parcellaire fonctionne, il faut que chacun y trouve un intérêt puisque c’est une initiative volontaire. Souvent, il faut une 3e voire une 4e personne pour trouver la clé. » L’échange fonctionne quand chacun y trouve un intérêt Nouvelle dimension pour l’atelier lait Plus tard, la reprise d’une exploitation de 60 ha dont 33 ha à Hénon à 15 km a déclenché une nouvelle réflexion. « Pendant un an, je mettais une heure et demie aller-retour en tracteur pour aller les travailler… » se souvient Jérôme Rondel. Un nouvel…

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