« Le désherbage mécanique est une solution d’avenir »

16175.hr - Illustration « Le désherbage mécanique  est une solution d’avenir »
La table ronde était organisée par Eaux & Vilaine sur une exploitation bretillienne.

Malgré sa technicité, le désherbage mécanique apparaît comme une solution pour préserver la qualité de l’eau. Les acteurs du monde agricole sont unanimes : il faut continuer à développer la technique sur le territoire. Julien Collin, éleveur de vaches laitières à Bédée (35), a commencé par réduire l’usage de la chimie sur blé et sur maïs dans le cadre d’une MAEC. Le désherbage mécanique fait maintenant partie intégrante de son itinéraire technique. Sur maïs, la houe rotative est passée en présence de croûte de battance et pour substituer le traitement de prélevée. Avant la couverture du rang, la culture est binée. « La disponibilité du matériel peut cependant être un frein », déclare l’agriculteur, également président de la Cuma de Bédée. Un défi à relever « En agriculture biologique, il faut éviter de se créer les problèmes que la chimie résout », clame Julien Sauvée, éleveur bio à Melesse (35). Lors de son installation en 2010, il repense tout son système, diversifie ses productions et développe des techniques telles que le semis sous couvert et les plantes compagnes. « Pour que le désherbage mécanique fonctionne, il faut mettre en place tout le reste. Il se réfléchit à l’échelle du système ». Jean-Claude Orhant est éleveur de porcs et président de l’OP légumes d’Eureden. « Sur légumes, le taux de pratique de désherbage mécanique est insuffisant », indique l’administrateur. En effet, 20 % des producteurs du territoire le pratiquent. La technicité de la méthode peut expliquer ce chiffre. Les pois et les épinards, par exemple, demandent un résultat irréprochable pour ne pas être déclassés. De plus, la filière s’est vue privée des nombreuses matières actives depuis la dernière décennie. « Le rôle de l’OP est de sensibiliser les producteurs et de trouver des alternatives qui n’impactent pas le rendement », déclare Jean-Claude Orhant. « Nous ne trouverons pas de solutions en claquant des doigts…

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