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Combiner les outils pour plus d’efficacité

Associer des outils de destruction de couverts végétaux peut s’avérer efficace et moins consommateur de carburant. C’est le cas du Dyna-Drive, combiné au rouleau Biola.

« Le choix de l’outil est une chose, son réglage en est une autre. Pour détruire certaines espèces, ce qui reste primordial, c’est que le système racinaire soit arraché pour une meilleure efficacité : parfois, le fait de les coucher ne suffit pas », introduit Cécile Goupille, conseillère à la Chambre d’agriculture de Morlaix (29). Lors d’une journée de démonstration de destruction de couverts végétaux semés après récolte de pomme de terre à Guiclan et à Bodilis (29), des déchaumeurs, un cover-crop, le Dyna-Drive ou le rouleau Biola se sont succédé afin de comparer leur efficacité.

Se préparer au maïs

L’objectif du passage de ces différents outils est d’obtenir un bon malaxage, « permettant une décomposition du couvert en surface (à 3 – 4 cm). Le sol doit rester portant et ne pas se gorger d’eau. Un maïs sera semé par la suite avec et sans labour. Nous voulons voir l’effet du travail du sol et des couverts sur l’enherbement de la culture suivante, ainsi que sur la gestion des repousses de pomme de terre », note la conseillère, sur l’essai de Guiclan. Le déchaumeur à disques indépendants Heliodor 9 de chez Lemken donne une très bonne efficacité de travail à une vitesse d’avancement de 10 km/h. Le débit de chantier est aussi satisfaisant, avec
3 ha de couverts détruits par heure. La consommation de carburant est modérée, chiffrée par l’ETA Pellen le jour de la démonstration à 8 L/ha.

Dyna-Drive et Biola

Présenté par les établissements Le Saout de Cléder (29), le Biola de la société Bionalan est un outil auto-animé de 3 m constitué d’un 1er rouleau destiné à broyer les végétaux, sans que ses dents ne touchent le sol. Ce rouleau est animé par le second de type Faca, qui écrase les plantes sur la terre. Le jour de la démonstration, la consommation de carburant s’est élevée à 4 – 5 L/ha. Son passage « a éclaté les radis et la phacélie, mais n’a pas touché au système racinaire. Les graminées ont été couchées, elles vont sans doute se relever », observe Cécile Goupille. En revanche lorsqu’ il est attelé en frontal, le Biola donne de bons résultats quand il est combiné au Dyna-Drive, autre outil auto-animé.

La journée s’est terminée par le passage d’un broyeur combiné à un rotavator avec une consommation d’énergie plus élevée (entre 35 et 40 L/ha), mais avec une meilleure efficacité sur les graminées et un bon mélange mulch/terre. Des observations menées dans une quinzaine de jours viendront confirmer ou infirmer l’efficacité de ces outils.

Capter les reliquats
Implantées après une culture de pomme de terre en septembre dernier, les plateformes de couverts étaient constituées de différents mélanges de graminées et/ou de légumineuses. L’objectif de ces plantes est de restructurer le sol, mais surtout de capter les reliquats d’azote, qui peuvent être importants après la récolte des tubercules : l’arrachage, additionné de conditions chaudes et humides, favorise la minéralisation de l’azote. Sur ces parcelles pilotées par la Chambre d’agriculture, Bretagne Plants et le Syndicat mixte de l’Horn, les reliquats post-récolte se sont établis entre 95 uN/ha à Guiclan et de 110 uN/ha à Bodilis.

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