« Le dispositif à l’installation est une force »

11420.hr - Illustration « Le dispositif à l’installation est une force »
De gauche à droite : Alexandre Castrec, président des JA 29, Didier Miossec, en charge de l’installation et Adrien Perrot, secrétaire du syndicat.

Les Jeunes Agriculteurs du Finistère se sont penchés pour leur assemblée générale sur la comparaison entre l’installation en tant qu’artisan ou commerçant et celle d’un agriculteur. « Dans les autres secteurs économiques, les taux de réussite de l’installation après 5 années d’activités sont beaucoup plus aléatoires », note Hélène Caraes. La directrice Réseau et Développement chez Cerfrance Finistère est venue apporter sa vision de l’installation lors de l’assemblée générale des Jeunes Agriculteurs du département, à Châteaulin. La spécialiste a comparé la dynamique et la situation des artisans, commerçants ou des professions libérales à celle des jeunes agriculteurs. Pour ces professions hors-agricoles, les nouveaux installés « se retrouvent plus vite en grandes difficultés ». Ce à quoi Alexandre Castrec, président des JA 29, répond que « le dispositif à l’installation des agriculteurs peut paraître contraignant, mais c’est aussi une force : la grande majorité des installations agricoles restent viables après 10 ans d’activité ». Un jeune éleveur demande si un nouvel artisan ou commerçant peut bénéficier d’aides lors du lancement de son projet. « Les autres corps de métier n’ont clairement pas de dispositifs similaires, hormis des prêts à 0 % ou quelques dispositifs fiscaux », fait observer Hélène Caraes. Solliciter des capitaux extérieurs Beaucoup plus courant dans les autres professions, les entrées dans le capital d’entreprises extérieures « peuvent être une solution parmi d’autres, mais ne doivent pas devenir une généralité. Ce peut être un coup de pouce pour certaines installations », lance Jean-Jacques Deniel, vice-président du Crédit Agricole du Finistère. Cette entrée dans le capital « doit être ponctuelle, et ne doit surtout pas pallier une difficulté financière », conseille Hélène Caraes. « Ce qui nous fait peur, c’est l’intégration », réagit Alexandre Castrec, pour qui ce procédé peut conduire à « des façons de faire qui ne vont pas dans le sens voulu par l’agriculteur ». Le président du syndicat a conclu l’assemblée en rappelant qu’une…

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