Cultures

Déprimer, c’est gagner

Pour faire naître de nouvelles talles, il faut que la lumière parvienne à la base de la plante, sur les parties généralement blanchâtres. Dès que le pied de la plante est dans le noir et dès que l’herbe dépasse 15 cm, la plante ne talle plus. Donc en faisant pâturer tôt, dès que la dormance de l’herbe est levée, on favorise le nombre de talles, on remplace les feuilles petites, vieillissantes, qui ont survécu à l’hiver, par des feuilles plus longues et vigoureuses. Ce gazonnement est de surcroît un moyen biologique de lutter contre les dicotylédones indésirables, par le simple fait d’occuper l’espace disponible.

Un groupe d‘élèves de l’Institut Lasalle de Beauvais a mesuré l’impact du déprimage sur une collection fourragère d’une trentaine de parcelles. Les mesures faites à l’herbomètre, selon les espèces et variétés, ont mis en évidence une différence de 800 kg à 1 700 kg de matière sèche en plus dans la partie déprimée. Le déprimage impacte positivement la pérennité des bonnes espèces car si une plante est vivace, la vie d’une talle est limitée à 14-16 mois. Donc renouveler les talles est une nécessité.

Source : Gnis

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