Economie, marchés et gestion

Un don de 1000 L approvisionne 20 familles en lait pendant un an

La Banque alimentaire lance un appel au don de lait. Les flyers sont en cours de distribution via les laiteries ou les Organisations de producteurs.

« Depuis 2015, les dons de lait ont diminué de moitié alors que nos besoins augmentent. Les produits laitiers représentent 30 % de la demande, dont 23 % de lait UHT », argumente Gilles Le Pottier, président de la Banque alimentaire de Pacé (35). Le centre gère 3 types de lait : il peut provenir de fonds européen. Dans ce cas, il doit être ciblé vers des associations de distribution de colis alimentaires (CCAS…). S’il provient de fonds nationaux, il est destiné aux épiceries sociales. Enfin, il peut être étiqueté sur les rails de stockage comme « produit blanc », venant de dons privés, entre autres par les agriculteurs. Cet approvisionnement local, sans contrainte de distribution, permet de répondre au plus près de la demande régionale avec une souplesse de stocks, venant « lisser les arrivages des deux autres types de lait étiquetés bleu ou rose dans les rayonnages, qui proviennent d’appel d’offres », explique Pierre Jolivet, responsable des approvisionnements.

Des besoins en lait

Le premier réseau d’aide alimentaire met le projecteur cette année sur la filière laitière. « Au cœur du 1er bassin laitier, nous avons plus que jamais besoin de lait pour assurer notre mission de lutte contre la précarité. Un don de 1 000 litres aide l’approvisionnement de 20 familles par an », illustre Gilles Le Pottier. Le volume de don, à annoncer aux laiteries avant la mi-février, reste au choix du donateur. Ces dernières ont un an pour transformer – gratuitement pour la plupart des laiteries bretonnes – le don en produit laitier et le livrer. À l’issue, c’est la banque alimentaire qui délivre l’attestation fiscale (réduction d’impôts de 60 % de la valeur du don, dans la limite de 0,5 % du volume livré annuel) certifiant la traçabilité du don.

Des besoins en forte hausse

L’Ille-et-Vilaine dispose de deux plateformes pour la Banque alimentaire : Saint-Malo et Pacé. Le site de Pacé fournit les 2/3 du département. Il distribue 6 t de produits alimentaires par jour, ce qui représente 15 000 repas quotidiens. Pas moins de 20 palettes de 800 L de lait sont nécessaires par mois, pour permettre en moyenne une aide de 7 L distribués par an et par personne sur une consommation estimée à 28 L/an. La Banque alimentaire espère pouvoir passer à une distribution de 15 L/an/personne.

Plus de précarité
En moyenne les besoins ont augmenté de 10 à 20 % en 3 ans. Mais avec la proximité de la capitale régionale, les besoins à Pacé ont augmenté de 70 %. En cause : plus de migrants, des étudiants en situation de précarité et plus de pauvreté sur des populations attirées par la ville en recherche d’activité professionnelle.

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