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En roue libre 5 heures par semaine

Lycée la Ville Davy, Quessoy (22)

La section sportive permet à 12 jeunes sélectionnés par an de s’entraîner pour la compétition VTT tout en suivant leurs études en bac général, technologique ou professionnel.

En roue libre, vraiment ? Si ces adeptes du vélo – et pas n’importe lequel, du VTT ! –, montent sur les podiums, c’est au terme d’années d’entraînement et de maîtrise technique dans leurs disciplines respectives. Avec les
5 heures de pratique à l’école, Sael Lepetit, 16 ans, en 1re générale, au lycée La Ville Davy, à Quessoy, est à vélo près de 10 heures par semaine. Depuis 2 ans, il se perfectionne en trial : une des 3 disciplines du VTT qui consiste à franchir des passages techniques sans poser le pied le sol. S’il a commencé très jeune la compétition en Trophée régional des Jeunes VTTistes avec son club à Hillion où il est licencié, il se prépare dorénavant avec impatience – après deux ans d’arrêt forcé, cause Covid – pour les Ciro interrégionaux, compétitions spécialisées sur le trial.

Un entraînement dense et continu

Axel Braghini quant à lui préfère le cross-country, axé sur l’endurance. « J’ai commencé par la route, je m’ennuyais ». Alors il a testé le VTT, ce fut une révélation… Et l’hiver, c’est le cyclocross qu’il enfourche dans la catégorie junior sous les couleurs du club de Loudéac. « Aujourd’hui en Première STAV, rien ne me prédestinait à m’orienter vers la formation agricole. Je suis venu à la Ville Davy pour la section sportive. Le bike park m’a séduit », explique-t-il. Un terrain qui lui a permis de travailler sur ses trajectoires de manière ludique pour progresser rapidement. L’hiver, deux heures de renforcement musculaire viennent compléter l’entraînement. Un suivi individuel par logiciel est également proposé à chaque lycéen tout au long de l’année : « On ne peut pas fonctionner comme à l’école avec des coupures de 15 jours. Des propositions d’entraînements leur sont donc fournies pendant les vacances », note Jérôme Couppey, responsable de la section.

« On ne cherche pas des champions à tout prix »

La formation n’est pas uniquement axée sur la performance. « On ne cherche pas des champions à tout prix. Tous ces passionnés ne deviendront pas des sportifs professionnels… », relaie Jérôme Couppey. C’est bien un duo ‘études et sport’ qu’ils doivent mener de front pendant 3 ans. Les participants s’engagent aussi à passer leur diplôme d’entraîneur via le brevet d’éducateur club, délivré par la Fédération française de cyclisme (FFC). À raison de cours théoriques le soir, des travaux pratiques durant les séances d’entraînement sur le bike park avec leurs collègues et de 30 heures de stage en club.
Le Lycée la Ville Davy accueille également de la 4e à la Terminale 60 à 70 VTTistes, sans niveau préalable exigé au départ. L’option VTT repose sur 2 heures d’entraînement par semaine au bike park.

Un Bike park de 3 500 m2
« Le bike park ? C’est une surface de 3 500 m2 aménagée regroupant toutes les difficultés que l’on peut retrouver en VTT (virages, marches, pierriers) », explique Jérôme Couppey professeur en Aménagement des espaces naturels en bac pro GMNF (Gestion des milieux naturels et de la faune) qui a introduit le VTT en 1993 dans le lycée. Depuis, il s’est formé pour acquérir son DEJEPS VTT, diplôme d’État pour animer la section sportive. « Le site a été positionné sur un gisement naturel de grou, surface drainante qui permet de rouler par tout temps ! ». C’est de plus un endroit sécurisé et éclairé qui permet d’assurer les activités en fin de journée en hiver. Par une gestion différenciée, la nature a réinvesti cet espace. Le bike park sert ainsi de support de cours pour les filières GMNF : des nichoirs à chauve-souris y ont été implantés par exemple.
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