Élevage

Une miellée de printemps compromise

2021, une année catastrophique

Une miellée est encore possible jusqu’en septembre mais les inquiétudes persistent car le rendement de l’année est compromis.

Disette jusqu’à la mi-mai puis temps froid, pluvieux, avec peu de périodes propices au butinage, voici donc le bilan de la campagne en ce début d’été, alors que sonnent les dernières périodes de miellées possibles avant la récolte.

Les températures douces de fin février début mars ont, dans un premier temps, entraîné un démarrage précoce de la saison. « Côté fécondation, la météo n’était pas optimale au printemps mais laissait la part belle à la production de miel », relève Clémence Blusson, apicultrice à Saint-Jacut-des-Pins (56). La situation s’est inversée à partir de ma mi-mai. Le froid qui a suivi a freiné la sortie des abeilles, qui ont préféré favoriser le bon développement de leurs colonies. « L’élevage c’est un régal cette année. Mais le beau temps arrive alors qu’il ne reste guère que les miellées de sarrasin ou de bruyère pour ceux qui en font », analyse-t-elle. « La fécondation et le début des pontes ont été tardifs. S’il y a de bons taux de réussite dans certains secteurs, il reste de l’incertitude sur la qualité des fécondations », nuance néanmoins Tiphaine Daudin, de l’ADA Bretagne.

« On constate beaucoup de varroa cette année, c’est un risque pour la pérennité des ruches », relève l’animatrice régionale. Elle conseille : « Il faut dans tous les cas traiter tôt après la récolte d’été, idéalement dès mi-août. Après ce traitement, pour évaluer la pression des parasites résiduels, il est recommandé de réaliser des comptages de varroas dans les ruches. Et prévoir si nécessaire un traitement complémentaire en hiver pour une gestion efficace, et s’assurer ainsi que les abeilles passent bien l’hiver. »

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