Energies et environnement

Une couverture de fosse pour la méthanisation

Ludovic Simonet a installé une couverture de fosse Chapo® pour stocker le digestat issu de sa nouvelle unité de méthanisation. L’installation d’une couverture de fosse est un atout pour l’éleveur en plus d’un bénéfice pour l’environnement.

À l’occasion de la construction d’une unité de méthanisation, Ludovic Simonet, associé à la SAS La Friche Margo et d’une exploitation de 250 truies, a installé une couverture de fosse. Grâce à la couverture Chapo®, l’éleveur supprime le stockage des eaux pluviales : « On augmente ainsi la volumétrie de stockage disponible », affirme Gurvan Talvas, technicien Cultivert qui a accompagné la SAS sur ce projet. Par conséquent, le lisier, ou dans le cas présent le digestat, n’est pas dilué par les eaux de pluie et conserve une meilleure qualité. « Les odeurs sont confinées, moins soumises au balayage du vent et donc minorées », complète le technicien Cultivert.

S’adapter aux besoins de chaque exploitation

La couverture Chapo® s’adapte à 95 % des fosses car chaque bâche est unique et réalisée sur-mesure. À la SAS La Friche Margo, elle mesure 23 m de diamètre pour 3 m de profondeur. « J’ai choisi d’installer
2 portes orientées est ou ouest ainsi qu’une chaussette pour l’insertion du tuyau qui remplit la fosse depuis l’unité de méthanisation », détaille l’agriculteur. D’autres ouvertures sont possibles selon les besoins, notamment pour installer un malaxeur ou une pompe. « Son atout réside dans sa flexibilité et son concept : la couverture est indépendante de la charpente en câble polyester à mémoire de forme, donc sans entretien », souligne le technicien. Lors de sa fabrication, la bâche est immergée dans un bain de polymères afin de lui apporter une grande résistance aux agents chimiques, aux variations de température et aux UV. « Elle résiste également à l’étirement afin d’éviter qu’elle ne s’allonge avec le temps », détaille-t-il. La couverture Chapo® bénéficie d’une garantie 10 ans dégressifs.

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La couverture est réalisée sur mesure et équipée selon les besoins de l’agriculteur comme ici avec une chaussette pour l’entrée d’un tuyau.

Le choix de la réactivité

Le budget de construction de l’unité de méthanisation est de 3 150 000 € avec 14 % de taux de subvention. Lors de la conception du projet en 2018, Ludovic intègre la couverture de sa fosse et s’adresse à Cultivert sur les conseils du fabriquant de l’unité de méthanisation. « Sa réactivité nous a permis de tenir nos délais afin de réaliser notre projet », justifie l’éleveur. L’installation de la couverture de fosse débute à la fin de l’année 2020. « Le tour de la fosse est préalablement nettoyé et accessible sur 80 cm », détaille le technicien Cultivert. Une embase béton préfabriquée est posée au centre de la fosse et coiffée d’une rehausse en inox. Une charpente fixe est installée sur le tour à l’aide du système Cablor® en résine. Après 3 jours de travail pour la charpente, la pose de la bâche avec l’aide de toute l’équipe est réalisée en 30 minutes. « On voit que l’équipe maîtrise parfaitement l’installation avec une grande efficacité », confie Ludovic Simonet.

Pas de plan d’épandage pour le digestat

Entrée en fonction à la fin 2020, l’unité de méthanisation reçoit directement les résidus de deux exploitations : le lisier de l’atelier porcin de L’EARL Simonet et celui des 80 vaches laitières du Gaec Lemoine, mis à disposition gratuitement à la SAS. En revanche, les cultures injectées sont achetées par la structure aux deux exploitations. Sans intrant extérieur à ces structures, l’unité de méthanisation en injection produit 70 normo m3/h ainsi que du digestat. Chaque jour, elle injecte au maximum 28 m3 de ce digestat dans la fosse. La SAS a alors la charge de l’épandage sur les deux exploitations. « Je n’ai pas besoin de plan d’épandage pour le digestat car il est normalisé », indique Ludovic Simonet. Il est cependant obligatoire de réaliser l’épandage avec des pendillards ou des enfouisseurs. « Ce n’était pas un problème pour nous car notre Cuma travaille déjà avec ce type de matériels. C’est donc un bénéfice à chaque niveau pour nos exploitations », conclut l’éleveur.

Contacts cultivert
• Landerneau : Pierre Leroy, 06 63 37 20 44 ;
• Carhaix et Quimper : Jacques Cosmao, 06 63 33 31 97 ;
• Quimperlé et Pontivy : Fabrice Bernard, 06 30 42 13 06 & Gilles Jagorel, 07 85 86 33 86 ;
• Lamballe : Patrick Briens, 06 63 33 46 72 ;
• Guingamp et Mûr-de-Bretagne : Julien Amiry, 06 72 56 59 08 ;
• Combourg : Gurvan Talvas, 06 22 44 39 47.

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