Élevage

Apiculture : Un démarrage tardif pour la saison 2021

Alternance de chaud et de froid : la météo joue au yo-yo et a stoppé durant deux semaines l’activité des abeilles.

Les températures douces en mars ont incité les abeilles à sortir au moment où les colzas ont commencé à fleurir. Des hausses ont été posées sur les ruches chez certains apiculteurs.

Un « faux départ » en mars

C’était bien parti mais… Le froid assez intense a stoppé l’activité pour presque 2 semaines. Un moment critique pour les colonies qui n’avaient pas assez de réserves. Ce n’est qu’à la mi- avril, que l’activité a vraiment démarré. Les colzas en pleine floraison constituent une ressource abondante. Les fleurs sauvages et les haies fleurissent également.

Une pression varroa plus élevée

Pour prévenir l’apparition de résistances du varroa aux traitements, la stratégie collective proposée par les GDSA est d’alterner les moyens de lutte et de les combiner (varier les molécules, faire de la lutte mécanique…). Cette année les traitements ont été faits principalement : soit en bio avec l’acide oxalique, soit en conventionnel avec l’Apistan (tau-fluvalinate), a priori moins efficace que l’Apivar (amitraze). Il n’est donc pas surprenant d’avoir une pression plus forte cette année, mais il faut être d’autant plus vigilant sur la gestion du varroa en 2021 pour revenir à des niveaux de pression varroa acceptables.
Si elle n’est pas maîtrisée, cette charge en varroas affaiblit les colonies et affecte les miellées d’été, et même entraîne la mort des ruches en quelques années.

Un taux de mortalité plus élevé cette année

Suite aux visites de sortie d’hiver, les apiculteurs interrogés enregistrent un taux de mortalité un peu plus élevé cette année. Sans être alarmant, il est souvent compris entre 10 et 15 % contre moins de 10 % l’année dernière.
Plusieurs explications sont avancées :
– Manque de réserves au redémarrage, et pour quelques-uns beaucoup de pollen dans les cadres à l’automne mais pas suffisamment de nectar et miel pour passer l’hiver.
– Pression varroa plus forte cette année.
– Frelon asiatique très présent.
– Reines âgées, colonies faibles.
Notons qu’à cela s’ajouteront des pertes en saison pouvant à elles seules atteindre 15 à 20 %. Certains apiculteurs constatent un nombre croissant de ruches orphelines ce qui pose la question de la fertilité des mâles. Lors de printemps secs comme cette année, l’accès à l’eau peut être problématique, or une ruche consomme énormément d’eau pour l’élevage. Un traitement de culture pris pour de la rosée par les abeilles est alors catastrophique pour la colonie.

Philippe Lannuzel /ADA Bretagne 

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