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20.000 pondeuses pour réaliser des économies d’échelle

En partant sur un poulailler de 20 000 pondeuses plutôt que 15 000, Jérémy Méhat et Élodie Lubert ont réalisé des économies d’échelle sur l’investissement total à hauteur de 2 €/poule.

En 2020, Jérémy Méhat a décidé de s’installer aux côtés de sa compagne Élodie Lubert sur l’exploitation située à Béganne (56), qui compte un atelier allaitant de 60 mères limousines, en construisant un poulailler de pondeuses plein air. « Nous avons visité différents élevages de pondeuses pour arrêter notre choix de bâtiment et de matériel d’élevage. Nous ne voulions pas perdre trop de surface agricole pour les allaitantes, nous avons donc hésité entre 15 000 et 20 000 pondeuses pour le dimensionnement de cet atelier », témoigne le couple. Finalement, ce sont les économies d’échelle sur l’ensemble du projet qui ont facilité le choix qui s’est porté sur un poulailler de 20 000 pondeuses avec 8 ha de parcours. « Le coût de terrassement était le même que pour un 15 000 poules, cela ne changeait rien non plus pour : le sas sanitaire, les douches, le boîtier de régulation, l’emballeuse, les treuils, moteurs… Il n’y a que le bâtiment qui est un peu plus long et qui passe de 66 m à 88 m pour accueillir 20  000 pondeuses. »

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La salle d’élevage est sur caillebotis intégral
avec pondoir central à double étage.

36,8 €/ poule d’investissement

 « En partant sur ce dimensionnement, nous avons économisé 2€/poule sur le montant de l’investissement en passant à 20 000 pondeuses pour arriver à 36,8 €/poule (hors foncier). » Le choix du terrain est primordial dans la construction du projet lorsque les éleveurs souhaitent réduire les coûts. Suivant les terrains, le terrassement peut varier de 15 000 à plus de 80 000 € soit de 0,75 à 4 €/poule pour un poulailler de 20 000 pondeuses. Ici le terrassement représente 2 €/poule sur le montant de l’investissement. Jérémy et Élodie ont opté pour le système pondoir central et caillebotis. « Étant novices dans l’élevage de pondeuses, nous avons eu une préférence pour le système sur caillebotis. Il y a beaucoup moins de moteurs, moins d’embêtements, les animaux font moins d’efforts et donc vieillissent mieux. » La salle d’élevage est sur caillebotis intégral ce qui permet de maintenir les pondeuses sur cette zone pendant 10 jours avant d’ouvrir le jardin d’hiver situé en contre-bas. «  Ainsi, les poules s’habituent plus vite au matériel (abreuvement + alimentation) et elles prennent la bonne habitude d’aller au pondoir qui reste ouvert en permanence sur cette période. Le but est de limiter au maximum la ponte au sol. » 

Dégager 2 revenus de l’exploitation
L’objectif du couple, en montant cet atelier volaille, est aussi de pouvoir dégager 2 revenus de l’exploitation car avec uniquement les allaitantes et les terres ils travaillaient tous les deux à l’extérieur. « Quand j’ai repris la ferme familiale il y a 4 ans, j’étais obligée d’avoir un travail à côté. Je faisais les 3×8 h en agroalimentaire ce qui me permettait de gérer la ferme en parallèle. Depuis, j’ai développé la vente directe de colis de viande pour pouvoir être exclusivement sur l’élevage », raconte Élodie Lubert.
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