Ille-et-VilaineMachinisme et équipements

Apprendre à gérer, un passage obligé

Avant de reprendre les rênes de l’ETA Clément d’ici quelques années, Yann Clément a suivi la formation de Conducteur de travaux des Entreprises de travaux agricoles au CFTA de Montfort-sur-Meu (35).

« Je n’avais pas assez de bases en gestion pour mon futur projet : prendre des parts dans l’ETA familiale à plus ou moins long terme. Or, la profession se professionnalise… J’ai donc souhaité suivre cette formation de conducteur de travaux en ETA de 18 mois, axée sur notre profession », introduit Yann Clément, qui vient de terminer sa session de formation fin janvier.

De la politique d’investissement au coût d’une prestation

Déjà muni d’un BTS GDEA (Génie des équipements agricoles), il s’est dirigé vers cette reconnaissance professionnelle (accessible après le bac et reconnue de niveau bac + 2) où la notion de conducteur de travaux n’est pas liée à la conduite des engins agricoles mais concerne bien la conduite stratégique et économique de l’entreprise. « Notre métier ne s’arrête pas à l’achat et à la conduite du matériel », extrapole le jeune de 21 ans. Avant de poursuivre : « Au-delà du machinisme, nous devons aussi savoir gérer du personnel et la clientèle, analyser un bilan comptable, comprendre comment on amortit un matériel, prendre du recul sur sa politique d’investissement, savoir définir un coût de production pour fixer un coût de prestation… » La formation s’appuie sur un apprentissage en entreprise qui doit fournir ses documents comptables, afin de pouvoir y décrypter toutes ces données. Yann était donc en contrat de professionnalisation dans une ETA à Bréhand (22).

Prendre de plus en plus de responsabilités

Salarié depuis un mois dans l’ETA familiale à Broons (22), Yann Clément va se voir décerner d’autres missions que la conduite, à commencer par le dossier de la « sécurité en entreprise ». Il souhaite continuer à se former en gestion tout en étant intégré petit à petit dans les décisions stratégiques de cette ETA avec les deux gérants, pour « avancer ensemble » et commencer à réfléchir « sur la transmission ». 

Des bases nécessaires
« Cette formation m’a permis d’avoir accès aux chiffres, de parler stratégie, investissement, d’aller à la rencontre de commerciaux… Des bases nécessaires pour prendre des responsabilités demain dans sa future entreprise », témoigne Yann Clément. Malgré la pandémie de la Covid-19 qui a limité les sorties, elle est aussi basée sur des visites d’entreprises, l’occasion « de trouver des idées intéressantes à reproduire chez soi… ». Et elle lui a permis de « commencer à monter son réseau de contacts », avec de nombreuses rencontres. « On ne sort pas de cette formation riche en échange et en contenu avec la même maturité qu’à l’entrée », avoue-t-il.
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