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Un bâtiment neuf où confort rime avec performances

Le Gaec Orhan a construit un nouveau bâtiment pour accueillir ses 90 vaches laitières. Après de nombreuses visites d’exploitations et un an de travaux, la stabulation est fonctionnelle et optimisée pour le confort des animaux et des éleveurs.

À Bain-sur-Oust (35), le Gaec Orhan a construit un nouveau bâtiment afin d’accueillir son troupeau de vaches laitières suite à l’installation d’Adeline avec ses parents. Avec l’acquisition de nouveaux droits à produire, et quelques laitières supplémentaires, l’ancienne stabulation bâtie en 1989 et la salle de traite 2 x 5 n’étaient plus adaptées au troupeau de 90 Prim’Holstein. « Nous ne pouvions pas aménager l’ancien bâtiment avec des logettes et nous achetions beaucoup de paille pour le paillage : il fallait construire quelque chose de nouveau », déclare la jeune agricultrice, associée depuis le 1er janvier 2019. « Il faut se poser les bonnes questions, fumier ou non, méthodes de travail, tarifs », justifie Gurvan Talvas, technicien Cultivert qui a conseillé le Gaec durant toute la construction du projet. « On n’a pas le droit à l’erreur sur l’aménagement de son bâtiment, il faut donc prendre le temps et visiter », ajoute Hervé Orhan, également associé au Gaec.

2 robots pour 90 laitières

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Les 121 places de logettes sont recouvertes d’un tapis Natura latex de chez Cultivert pour le confort des vaches.

Les objectifs du nouveau bâtiment sont clairs et identifiés au sein de l’exploitation : optimiser le confort pour les animaux et les éleveurs, mais aussi remplir leur droit à produire afin de saturer les deux robots. « Je voulais un robot pour ne pas avoir la contrainte quotidienne de la traite », souligne la jeune éleveuse. Les associés choisissent d’investir dans deux robots qui ne seront pas saturés à la mise en route du bâtiment, mais devront l’être à terme. Les éleveurs visitent de nombreuses exploitations et se rendent à des portes ouvertes pour les guider dans leurs choix. « J’aime voir les produits déjà essayés chez d’autres éleveurs et avoir leur ressenti dessus. J’ai appelé Gurvan Talvas pour qu’il me conseille sur les produits qu’il avait déjà installés et sur ce qui est cohérent avec ma façon de travailler », souligne Adeline Orhan. Après une dizaine de bâtiments
visités, le terrassement commence en janvier 2019 : 72 m x 20 m dont une table d’affouragement de 5 m, l’ensemble orienté sud-est. « Avant, il était conseillé d’orienter vers l’est pour protéger des vents dominants. Mais désormais nous avons les équipements adéquats pour changer cette orientation : les bardages protègent les animaux des courants d’air et de la pluie tout en favorisant une bonne aération », détaille le technicien. La maçonnerie est réalisée en avril par la société Moutel, et les associés optent finalement pour du caillebotis : « Avec ce système nous n’avons pas besoin d’installer de fosse extérieure », justifie Hervé Orhan. Un mécanisme malaxe automatiquement le lisier directement sous l’installation pendant 10 minutes tous les jours. Aéré et sans odeur, le bâtiment est également lumineux grâce aux 10 % de translucides présents sur la toiture et l’ouverture totale sur la façade Est.

Économie de paille

Le choix de logettes avec matelas conduit à une économie de paille conséquente pour l’exploitation qui utilise
désormais chaque mois l’équivalent de sa consommation quotidienne de l’ancien bâtiment. « J’ai choisi d’installer des matelas Natura en latex plutôt que des tapis standards car la structure du tapis se compose d’un seul morceau et favorise ainsi l’écoulement des jus vers le caillebotis », confie l’éleveuse. Avec l’équipe de pose, les associés installent les tapis Natura latex de chez IDS pour les 121 places en une journée et demie. « Ce tapis se compose d’une mousse 100 % latex très souple et à mémoire de forme. Il est recouvert d’une toile de 4 mm afin de la protéger », détaille Gurvan Talvas. Les soigneurs déposent chaque jour de la farine de paille, livrée en big bag, sur les matelas. « L’asséchant seul risque de s’attaquer aux mamelles et aux jarrets, mais il est possible d’en ajouter en complément de la farine de paille », conseille Gurvan Talvas. Le choix de logettes « bien-être » Cosnet se justifie par un meilleur confort et un bon maintien des vaches couchées : sans aucune gêne au-devant des logettes, leur fréquentation est ainsi optimisée. À l’arrière des robots et accessible par la porte de tri, le bâtiment dispose d’une aire de tri de 8 places de logettes et d’une aire paillée. Les cornadis de 6 m et 8 places avec limiteur de pendaison équipent également le bâtiment.

Un investissement de 6 080 € la place

Les performances laitières et de reproduction ont progressé dans la nouvelle structure. Les contrôles montrent une production de 24,9 litres/vache en décembre 2019, avant l’entrée dans le nouveau bâtiment. Elle s’élève à 31,3 litres/vache en juillet 2020. « On laisse le temps aux animaux de s’habituer au bâtiment, et après un an, elles auront accès au pâturage », confie l’éleveuse. Des laitières qui se sont rapidement familiarisées aux robots comme le montre le nombre de passages : 3,1 traites et 6,9 refus par vache ! Des chiffres qui indiquent également une bonne circulation autour des robots. « Il y avait moins de passages dans l’un des robots à la mise en route car il était face à un mur, mais elles ont rapidement pris leurs marques », affirme Adeline Orhan. Des comportements et des résultats satisfaisants pour un investissement global de 6 080 € la place. « Les vaches sont plus calmes dans ce nouveau bâtiment, et nous n’avons aucun regret sur l’aménagement réalisé », conclut-elle. Désormais, l’éleveuse a le temps de se concentrer sur l’élevage des génisses. « Mon objectif est d’améliorer l’âge au premier vêlage actuellement de 27 mois », annonce celle qui travaille les plans d’accouplement avec Evolution. « Nous sommes vigilants sur l’état des mamelles pour s’adapter au robot, ainsi que sur la rusticité avec de bons aplombs pour rentabiliser l’élevage des génisses sur le long terme ».

Contacts Cultivert
• Landerneau : Pierre Leroy, 06 63 37 20 44,
• Carhaix et Pluguffan : Jacques Cosmao, 06 63 33 31 97,
• Quimperlé et Pontivy : Fabrice Bernard, 06 30 42 13 06 & Gilles Jagorel, 07 85 86 33 86,
• Lamballe : Patrick Briens, 06 63 33 46 72,
• Guingamp et Mûr-de-Bretagne : Julien Amiry, 06 72 56 59 08,
• Combourg : Gurvan Talvas, 06 22 44 39 47.

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