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La pailleuse en poste fixe alimente 3 poulaillers

Yoann Duperrin, aviculteur à Comblessac (35) vient d’investir dans la 1re pailleuse de marque Schauer qui broie la paille en poste fixe. La tâche quotidienne pour pailler les 3500m2 n’est maintenant plus une corvée.

La grosse contrainte de la production de canard pré-gavage est le paillage. C’est pour cette raison que très tôt Yoann Duperrin a cogité pour trouver une solution et rendre cette tâche moins pénible lui qui élève 15 000 canards/lot en pré-gavage sur 3 500 m2 à Comblessac (35). « À partir du 8e jour, il faut pailler tous les jours et jusqu’à 3 semaines d’âge il est plus facile d’effectuer le paillage à 2 personnes », explique Yoann Duperrin.

L’éleveur a tout d’abord utilisé une pailleuse à soufflerie attelée sur le tracteur comme ce qui se fait en vache laitière. « Mais cette technique ne me plaisait pas car il fallait rentrer le tracteur parmi les canards. Cela générait beaucoup de poussière et ce n’est pas l’idéal au niveau de la biosécurité. » L’aviculteur a alors bricolé une mélangeuse pour essayer de reproduire le principe d’une pailleuse Dussau mais le résultat n’était pas encore à la hauteur de ses exigences.

Hervé Tanguy, gérant de Tardif-Vassal et Yoann Duperrin devant la pailleuse en poste fixe de marque Schauer qui alimente en paille broyée les 3 500 m2 de bâtiments en production de canard pré-gavage.
Hervé Tanguy, gérant de Tardif-Vassal et Yoann Duperrin devant la pailleuse en poste fixe de marque Schauer qui alimente en paille broyée les 3 500 m2 de bâtiments en production de canard pré-gavage.

Une pailleuse adaptée pour la volaille

« J’ai rencontré Yoann Duperrin par hasard sur une porte ouverte d’une exploitation bovine où nous présentions notre pailleuse automatique. Nous avons échangé sur sa problématique en volaille mais notre machine n’était pas conçue pour une utilisation en poulaillers », raconte Hervé Tanguy, gérant des établissements Tardif-Vassal à Melesse (35). Le chef d’entreprise a alors contacté son fabricant de pailleuse autrichien (Schauer) pour lui demander d’adapter la pailleuse avec distribution par soufflerie pour une utilisation en volaille. Yoann Duperrin a donc récemment investi entre 45 000 et 50 000 € pour équiper son élevage de la première pailleuse en poste fixe en France.

La paille est broyée et défibrée

L’éleveur alimente un grand caisson avec un round ou un big de 500 kg. À l’intérieur, il y a un démêleur avec 3 vis, 2 en positions latérales et une troisième qui achemine la paille vers le broyeur. « La paille y est coupée et défibrée par 24 couteaux, elle passe ensuite sur une grille perforée de 26 mm (possibilité de 15 à 40 mm) pour être totalement défibrée afin de gagner en pouvoir absorbant », explique Hervé Tanguy. Après l’étape de broyage, la paille est soufflée dans une unité de transfert où elle est décompressée et dépoussiérée par un aspirateur de poussière. Toutes les particules de moins de 1,5 mm sont aspirées. La soufflerie propulse alors la paille par des conduites aériennes en acier vers les différents bâtiments.

Une soufflerie pulse la paille broyée dans des conduites en acier pour l’acheminer vers les différents bâtiments.
Une soufflerie pulse la paille broyée dans des conduites en acier pour l’acheminer vers les différents bâtiments.

« Grâce à une télécommande, je sélectionne le poulailler à pailler. Le tuyau souple se branche sur une des descentes qui se trouve tous les 15 m dans chaque poulailler. Il suffit ensuite de mettre en route la soufflerie pour démarrer le paillage », témoigne l’éleveur. Cette pailleuse permet de réaliser une économie de paille de l’ordre de 20 % en canard et cela peut monter à 40 % en production de dinde.

« C’est vraiment peu bruyant, le débit est constant il n’y a pas de trou car la distribution est régulée par un automate. Le débit minimum est de 700 kg par heure. Les gros avantages sont la qualité et la précision de paillage ainsi que l’économie de paille. Grâce au système de dépoussiérage, le bâtiment reste plus propre et les canards y gagnent au niveau respiratoire », conclut Yoann Duperrin qui a enfin trouvé son matériel idéal.

Un matériel sécurisé
La machine est équipée d’un piège à corps étrangers avant le broyeur. Et si une température supérieure à 60°C est détectée dans le broyeur l’équipement s’arrête automatiquement. Un sprinkler est installé à l’intérieur du démêleur pour un arrosage systématique si la température atteint 70°C. Il y a aussi un détecteur d’étincelles entre le broyeur et l’unité de transfert. Enfin le démêleur est hermétique pour éviter les entrées d’air et limiter encore le risque d’incendie.
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