La santé et la sécurité au travail doivent être renforcées

7183.hr - Illustration La santé et la sécurité au travail doivent être renforcées
Un quai de vaccination. La partie centrale des caillebotis plastiques s’enlève facilement. L’opérateur peut descendre dans la fosse pour être à hauteur.

La MSA propose des contrats d’accompagnement aux employeurs sur 2 ou 3 ans pour améliorer leurs conditions de travail et celles de leurs salariés. Avec des aides à la clé. Les éleveurs sollicitent souvent la MSA lorsqu’ils envisagent d’équiper leur atelier d’un outil visant à réduire la pénibilité des tâches : un chariot de soins, un ascenseur à porcelets, un quai de vaccination… Ils peuvent prétendre à l’AFSA (aide financière simplifiée agricole) qui couvre 30 % du montant de l’équipement avec des plafonds de 1 500 € sans salariés sur l’élevage et de 2 000 € avec du salariat. Elle ne peut pas concerner des éléments obligatoires de sécurité, tels qu’une crinoline sur une échelle de silo. Les éleveurs pensent plus rarement au contrat « santé sécurité au travail », réalisé par le service prévention de la MSA qui, suite à un audit, débouche sur des propositions concrètes. « L’aide ponctuelle et le contrat peuvent se cumuler », précise Marie Rannou, conseillère en prévention des risques professionnels. Audit complet Les éleveurs qui sollicitent un conseil sur la prévention profitent souvent d’une restructuration de leur élevage ou d’une construction de bâtiments pour demander un contrat Santé Sécurité. Le suivi de 2 ans suppose un diagnostic préalable. Tout est passé en revue : de la gestuelle répétitive qui peut provoquer des TMS (troubles musculo-squelettiques) à la conduite en bandes qui permet une spécialisation des tâches ou pas, un travail en équipe ou pas. Cet audit est fait avec l’éleveur. « Les salariés sont associés à la démarche. Dernièrement, dans un élevage finistérien, les jeunes souhaitaient un changement de conduite ; ils voulaient réduire le nombre de bandes pour effectuer les tâches à plusieurs. Les anciens étaient réticents car ils appréciaient le confort de la spécialisation. Nous avons discuté avec les uns et les autres, et avec l’éleveur, qui, au final, prend la…

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