Arrêt de la castration à vif : détection des odeurs opérationnelle dès 2022

dd9713.hr - Illustration Arrêt de la castration à vif : détection des odeurs opérationnelle dès 2022

Dès le printemps prochain, la méthode de détection des odeurs, développée par Uniporc et l’Ifip, sera opérationnelle. Les abatteurs qui le voudront pourront s’y fier. « Nous serons prêts », assure Pascal Le Duot, directeur d’Uniporc, en présentant la méthode retenue pour détecter les carcasses odorantes sur les chaînes d’abattage. L’Ifip et Uniporc ont recensé les méthodes déployées en Europe, chez Vion, qui produit des mâles entiers depuis 2009 ou encore à la Cooperl, en France. Elles se basent sur la détection par le nez humain, méthode la plus efficace à ce jour même si les Danois ont conçu un outil d’analyse chimique (voir par ailleurs). Salariés sélectionnés Des études ont montré qu’il y a une bonne corrélation entre les résultats des « humains » et les analyses chimiques. « Les carcasses les plus odorantes sont détectées ». Même si la méthode n’est pas parfaite, la filière française mise sur l’odorat et forme déjà des salariés dans certains abattoirs. « Tous les employés ne sont pas à même d’effectuer ce travail. Seulement 50 % des individus détectent correctement les odeurs ». Les opérateurs sélectionnés classent les carcasses en 5 catégories. Ils contrôlent 150 carcasses avant de faire une pause d’un quart d’heure. Des analyses périodiques confortent le dispositif, sur la chaîne et en laboratoire. Les salariés renifleurs sont placés sous la gouvernance d’Uniporc qui se réserve le droit de les déclasser au besoin. Les éleveurs recevront les informations des lots livrés. Les coûts engendrés sur la chaîne seront facturés à Uniporc. Après formation de l’ensemble des opérateurs, la méthode pourrait être appliquée dès le printemps 2022 dans les abattoirs qui l’adopteront. Questions – réponses Comment seront payées les carcasses odorantes ? • Pascal Le Duot : La grille Uniporc est décidée entre éleveurs et abatteurs qui participent aux commissions techniques. La réflexion est en cours mais il n’y a…

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