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À l’herbe le plus jeune possible

Les RDV de l’herbe

Les génisses de Marie-Édith Macé, à Melesse (35), ont accès à une pâture vers l’âge de 5 mois. Un lot à surveiller à cause du parasitisme sur une parcelle humide.

« Tant que ça porte, mes vaches sont dehors jour et nuit. Sanitairement c’est mieux, ça fait moins de travail et moins de charges », insiste Marie-Édith Macé, à Melesse (35). Elle a refait ses chemins il y a deux ans avec un décaissement sur 20 cm, une pose de géotextile au fond, de l’empierrement de calibre 15/45 sur 15 cm puis 5 cm de gravier de calibre 0/31,5, le tout tassé en dôme pour faciliter les écoulements sur les côtés.

Traversées de route pour plus de pâturage

« Avec le temps, je pense qu’il faut particulièrement bien penser les virages car même s’il est large, les vaches passent toutes au même endroit en file indienne ! » En ce moment, les vaches traversent la route : le matin avant la traite et le soir après la traite, quand il fait nuit. Elle cherche une idée pratique pour sécuriser la traversée sans attiser la convoitise. « Pour l’instant la solution qui me va bien m’a coûté 4 gilets jaunes soit 5 € que j’enfile sur les fils qui barrent la route. C’est très efficace ! »

Accès direct à la pâture pour les génisses

Les petites génisses sont dans une case collective au bout de la stabulation et ont un accès direct à la prairie adjacente. Cette parcelle leur est dédiée et conduite au fil avant pour qu’elles pâturent tout en évitant de surpâturer les zones qu’elles préfèrent. La porte est toujours ouverte sauf l’hiver. « Je fais une rotation dans le lot. Quand j’amène les plus jeunes (2 ou 3) autour de 5 mois, je fais en sorte de passer 2 ou 3 plus grandes dans le lot suivant (génisses à l’IA). Ces dernières ont ainsi accès aux logettes et s’habituent à se promener dedans. Je n’ai donc plus jamais de vaches qui refusent d’y aller et qui dorment dans la bouse. Les plus grandes montrent l’exemple… » Pour l’introduction des petites, l’agricultrice opère un jour où elle a prévu de rester pas loin de la stabulation pour avoir un œil le temps que les petites découvrent le fil électrique. Le lot des petites est un lot qu’elle surveille particulièrement à cause du parasitisme. Leur parcelle est humide. « Début novembre j’ai rentré les 4 dernières de ce lot pour les hiverner… Les bouses étaient très liquides, et elles étaient toutes décoiffées. J’ai vermifugé le lot et maintenant elles mangent de la paille, du foin et des céréales ». Le reste du lot continue ses allées et venues entre la parcelle et le bâtiment. « La météo me dira quand fermer la porte ! »

Du repos pour les prairies
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L’herbe consommée en cette fin de saison, très riche en azote, permet de réduire la consommation de correcteur azoté.

La période, fin d’automne – début hiver, est associée au repos hivernal des prairies. Il est conseillé de les laisser au repos au moins 60 jours, voire plus. Ce repos conditionne le pâturage de l’année à venir : plus tôt sera anticipée la sortie des animaux à l’automne, plus précoce sera la mise à l’herbe au printemps prochain. Il est à prévoir de pâturer ras tous les paddocks avant la rentrée des animaux en bâtiment. Nettoyer les prairies à présent réduira les quantités d’herbe qui risquent de pourrir cet hiver. L’herbe consommée en cette fin de saison, très riche en azote, permet de réduire la consommation de correcteur azoté. Quand on laisse des animaux à l’extérieur, c’est la portance qui limitera l’accès aux parcelles pâturées. Il est nécessaire de réduire le chargement à l’hectare, de les déplacer dès qu’ils occasionnent des dégâts ainsi que les râteliers.


Zone humide

Les vaches sortent toujours en journée, de 11 h à 16 h 30 environ. Avec le temps doux, l’herbe continue à pousser et reste de bonne qualité. Le pâturage représente 3 kg MS/VL/jour. Le reste de la ration est composé de 10 kg MS de maïs ensilage et de 5 kg MS d’enrubannage. Je distribue aussi 1,2 kg/VL/jour de correcteur azoté et 800 g/VL/jour de céréales. Avec cette ration, la production est de 27 L/VL/jour. Cet automne, les taux sont élevés. En ce moment, le TB est de 44,5 g/L et le TP de 34 g/L. Je pense continuer le pâturage encore au moins deux semaines, et même plus, si la météo continue à être clémente. Cedapa : 02 96 74 75 50YANNIS COLLET, Plumieux (22)


Zone intermédiaire

Je termine mon dernier tour de pâturage pour nettoyer les paddocks avant l’hiver. Les vaches restent 2/3 jours par paddock, mais ne pâturent que 4 kg MS. Je complète avec 5 kg MS d’enrubannage, 4 kg MS de maïs ensilage et 2 kg MS d’ensilage d’herbe. Trois paddocks sur dix ne sont plus accessibles à cause de l’humidité. Je pense rentrer les VL la nuit le 25 novembre car je vais mettre du fumier sur 4 paddocks qui ne seront plus accessibles. Elles sont actuellement à 19 kg (TB : 42 ; TP : 33). Les génisses ont 50 % de foin dans la ration. Je vais rentrer les plus jeunes. Les autres passeront l’hiver sur une prairie que je veux défaire. Civam AD 56 : 06 83 60 88 61 Gregory Heyman, Grand-Champ (56)


Zone humide

La ration des vaches a peu évolué depuis le mois dernier : il est toujours distribué un round d’enrubanné par jour pour les 60 à 65 vaches laitières en production. Cela représente entre 5 et 6 kg MS/ jour et par vache. Elles trouvent la part principale de leur ration encore au pâturage. Elles sortent en ce moment à 11 h de l’étable et restent dehors jusqu’à la traite du lendemain, donc nuit comprise. La quantité de lait est de 7 à 8 L / VL/jour et les taux sont de 64 en TB et 44 en TP. L’idée, en vue de préparer l’année prochaine, est de faire raser toutes les prairies jusqu’au 1er décembre. Ensuite tarissement des 3/4 des vaches au 15 décembre. Civam 29 : 02 98 81 43 94 Yves Coadou, Plonévez-du-Faou (29)

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